J’ai vu la révolution non violente au stade vélodrome à Marseille

En vrai , j’ai plein de choses à vous raconter super importantes. Des choses sur la traversée d’une étape délicate de ma vie… J’ai commencé un article et retouché et retouché encore, mais ça doit résister…ça doit encore avoir besoin de temps pour sortir…

Alors je vais vous raconter une histoire drôle et légère en attendant…

Le W-E dernier, je suis allée à Marseille. C’était le cadeau d’anniversaire des 20 ans de mon fils. Le grand plus du tout petit est un fan de Rugby et il voulait aller voir les demi-finales du TOP 14 au stade vélodrome à Marseille.

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Nous avons donc profité de ce WE prolongé pour redécouvrir Marseille que je n’avais pas revu depuis les grands travaux du bord de mer… c’est vraiment épatant ! J’y retournerai visiter le musée et le reste. Et puis nous y avons retrouvé pour l’occasion Maéva, Laurène, les grandes soeurs de mon fils ( enfin c’est toute une histoire de famille puzzle ) et les enfants keyo et Oléia et Dov. Un moment court, mais doux de partages et de retrouvailles sur le vieux port, ses bateaux, sa lumière. La lumière de Marseille est sans égale ! C’est d’ailleurs elle, qui entre autres, il y a 8 ans m’a décidé à quitter Paris pour le sud.

Lors de la deuxième demi finale du samedi soir ( Clermont / Racing 92 ), nous avons eu la chance d’assister à un évènement qui semble se produire très peu de nos jours. A la fin du Match ou pendant, l‘on voit souvent quelques joyeux lurons qui sautent les barrières et traversent la pelouse en courant poursuivi par la sécurité qui finit toujours par les rattraper et les sortir du stade. Ce soir là, on en a vu un, puis deux, trois, quatre, cinq, les mecs de la sécurité, Le genre cerbère Marseillais qui courent dans tous les sens, plaquent les rebelles qui les défient en zigzaguant…depuis les gradins, on se marre et en même temps ça siffle un peu de partout, une sorte de rébellion face à, mine de rien, la brutalité des types de la sécurité qui pourchassent et capturent les joyeux intrus comme si c’était de dangereux bandits. Non, non, juste de simples supporters contents d’avoir vu leur équipe gagner et peut-être un peu éméchés… ! L’ambiance est festive et l’on ne sent aucune violence bien au contraire.
Puis, soudain, ce n’est plus un, mais dix, puis vingt, puis 30 qui s’aventurent sur la pelouse…les cerbères abdiquent… peu à peu on observe la pelouse se recouvrir d’un tapis d’être humain tout jaune et bleu, déguisés, chantant, dansant…c’était exceptionnel et on a fini par les rejoindre !

Moi, j’y ai vu la révolution. J’ai vu quelques courageux oser braver l’interdit sans peur, pour défendre la justice et la paix et j’ai vu peu à peu tout les autres les rejoindre… Eh oui, à 10, on est rien, à 50 000, ça commence à faire et l’on peut espérer être entendu sans représailles.

J’aime quand ce pays sort des cadres avec non-violence et joie !

Je ne sais pas combien de temps il aura fallu pour que la pelouse retrouve sa solitude, mais je me souviendrais longtemps de la victoire de Clermont au stade vélodrome, moi qui franchement ne suis pas une grande fan de rugby ni de sport en général, j’y ai vu la révolution non-violente.

Ces rugbymen sont vraiment de grands guerriers pacifiques !

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