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C’était mon anniversaire le 9 octobre, l’on m’a offert une douce balade aux « Cinque Terre » en Italie au-dessus de la Toscane en Ligure. Une petite heure au nord de Pise. Ceux qui me connaissent savent que non seulement j’ai la bougeotte, mais que j’ai un faible pour l’Italie. Non, je ne la refais pas, pas pour les Italiens, pour l’Italie  ! 

Je trouve l’Italie artistique, culturelle, colorée belle et savoureuse ! 

Donc voilà, un mini prix pour le vol Gerone-Pise et hop un petit saut de puce au-dessus de la Méditerranée, à peine le temps de fermer l’œil que l’on arrive au pays de la Pasta ! Aéroport de Pise – Galliléo ( rien que le nom, ça donne envie ! ), nous louons une voiture et nous voici en direction d’un petit village perché sur une colline du côté de Massa. Le GPS en général nous sauve, mais là, nous voici perdus au milieu de hameaux italiens escarpés et c’est peu de le dire… quand tu demandes à un italien ton chemin, le type te répond bla, bla, bla, à la « sinistra » ( à gauche ), mais à la « sinistra », tu te retrouves en haut d’une mini-route tellement pentue que t’as l’impression que la voiture va faire une roulade en avant !

Finalement, nous arrivons chez Paolo, notre hôte. Il faut préciser que cette fois, nous n’avons pas utilisé Airbnb, mais une autre plateforme dont je vous reparlerais sans doute car je crois que je vais devenir une adepte de Guest to Guest. Là, on échange nos maisons, pas d’argent, juste des points que l’on accumule en accueillant des invités et qui nous servent ensuite à aller ailleurs, ce que je trouve particulièrement intelligent en ces temps de disette. Nous voici donc chez Paolo en pleine brousse italienne…

Une dépendance aménagée à côté de sa jolie maison couleur ocre et verte. Ce studio est très accueillant et la vue depuis le lit au travers d’une immense baie vitrée qui donne sur la montagne et la mer au loin est plutôt agréable !  En prime quelques tomates fraiches et du pesto bio… Sympa Paolo. Comblée la kathou ! 

L’après-midi, nous décidons de découvrir le coin, le bord de mer et une petite ville La Spezia au bord des « Cinque Terre ». 40 minutes de voiture dans un décor quelque peu surprenant, pas vraiment bucolique : zone industrielle et docks du port de marchandises jusqu’à la ville. Ça démarre fort ! On se jure que le lendemain, on prendra l’autoroute pour arriver directement… C’est fou comme en Italie, l’on peut passer d’un paysage splendide, sauvage à un imbroglio moche de supermarchés, d’entrepôts, de marina résidentielles sans intérêt, bref totalement déstructuré ! Mais on est plutôt habitué car en Espagne, juste à côté de la maison, c’est pareil ! Alors on se calme car l’expérience nous montre qu’on fini toujours par tomber sur un trésor même aux abords des zones industrielles. Comme dans la vie au fond. Tu traverses de sombres paysages et soudain, alors que tu ne t’y attends pas, surgit l’or de toi-même et des autres…

Nous voici à La Spezia. Inconnue, mais porte d’entrée pour les « Cinque Terre ». On avait faim à 14H30. L’on finit dans une sorte de bistrot à l’italienne où le patron nous concocte une assiette avec ce qui lui reste… c’est devenu assez rare de vivre ça en France. Un délice avec un verre de vin des dieux romain… un petit tour à l’office du tourisme pour comprendre comment l’on peut accéder aux 5 terres. Puis on est rentré dans notre nid là haut sur la colline ! il faut dire que l’on s’était levé à 5h. 

Le lendemain, beurk, il pleuviote, c’est grisonnant, on décide de se faire une virée à Lucques ( Lucca en Italien ). On adore cette petite ville où l’on mange le meilleur Tiramisu du monde ! On a déambulé humide dans ces petites ruelles peuplées de bouquinistes, d’églises à rayure et pla, pla, pla… la poésie architecturale italienne.

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Le lendemain, le gris s’estompe un peu, mais pas vraiment, l’on sent encore la pluie pas loin, mais on se lance dans l’aventure des « cinq terres ». 

Les « Cinque terre » regroupent 5 petits villages classés au patrimoine de l’UNESCO, perchés sur les montagnes qui tombent dans la mer entre La Spezia et Levanto. On nous a conseillé le train et/ ou le bateau, mais surement pas la voiture. On se pointe donc au départ du bateau, mais voilà, on vient de le rater et le prochain est dans 2h. On comprendra plus tard que ce retard nous a permis une belle découverte !

On achète donc une carte de train à 29 euros chacun ( ce qui n’est pas vraiment donné car elle inclut le prix pour le chemin de rando que l’on pensait prendre au moins un peu…  et l’on monte dans le train. En fait, chaque village est desservi par ce train. Bon on avait rêvé une vue mer tout le long du trajet et plein de photo à la clé, mais évidement on comprend vite que vu la configuration géographique, y’a surtout des tunnels avec à l’abord des villages quelques fenêtres qui s’ouvrent sur la mer et les villages. Mais c’est plutôt sympa ces petites gares… Je suis peu habitué au voyage en train et c’est vrai que ça a son charme !

On décide de commencer par le dernier village Monterosso et de revenir en arrière ensuite. 

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Il parait que c’est le moins joli. Moi, J’ai trouvé ce village plutôt mignon avec ces splendides maisons en bord de mer, mais c’est là qu’on a découvert que même début octobre, c’est encore l’invasion touristique. Des groupes à n’en plus finir qui arpentent le village, qui bloquent le passage, envahissent tout… J’avoue qu’en fait, je déteste ça, ça me rend hargneuse ! Moi qui aime plutôt les gens en général, là je rêve de devenir ermite en haute montagne, ça me gave ! Je sais, c’est pas très sympa car ces gens ne m’ont rien fait, mais j’ai envie de les mordre… Bon, y’a une technique assez simple pour éviter le troupeau, c’est de sortir de la rue principale et là oh surprise y’a plus personne. Ça grimpe un peu donc il faut faire un petit effort… et puis y’a pas de boutique de saloperies à vendre… mieux encore, grimper sur le chemin de rando qui serpente au-dessus des Cinque terre et qui offre une vue imprenable sur les villages. J’avoue que j’aurais bien fait toute les 5 terres en rando, mais le bord de la falaise, malheureusement c’est pas mon truc, le vertige me rattrape et je me retrouve assez rapidement collée à la paroi à ne surtout pas regarder le plus de beaux au loin, la mer, les villages, donc, c’est pas vraiment top ! 

Bref, on a fait une escapade au-dessus du village et l’on est redescendu prendre notre train pour le village suivant Vernazza. 

DSC06063fullsizeoutput_169cDSC06080fullsizeoutput_1693Certains disent que Vernazza au contraire est le plus esthétique, c’est sans doute vrai, les couleurs sont saisissantes et le mini port avec ses jolies barques lui confère un charme inégalé, mais en plus des touristes étrangers, on était dimanche, alors là, c’était carrément le souk… On a vite décampé au-dessus du village puis en redescendant après avoir dégusté la meilleure glace du monde, la petite sœur du Tiramisu de Lucques, je me suis assisse sur un banc et hors du monde, j’ai attaqué l’aquarelle… puis retour au train. Là, c’est la cohue totale ( on l’a évité sur la photo ) … un bon moment d’attente à l’intérieur du tunnel car le quai se prolonge sous le tunnel et comme il était bondé, on s’enfonçait de plus en plus… Franchement, on se serait cru sur le quai du métro d’une capitale aux heures de pointes, mais comme on était quand même en vacances, on s’est bien marrés avec d’autres passagers tandis que les groupes déferlaient avec en tête de cortège, la guide, un parapluie au bout de sa main levée afin de tenter de ne perdre aucune de ses ouailles… Puis retour à la casa. 

Le lendemain, eh ben le ciel bleue était de retour … à suivre… Le bateau, Lévanto, Corniglia, Manarola, Riomagiorre et Porto Vénéré.

 

Photo : lolodesbo et moi-même

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