Depuis longtemps on me dit : «  tu pourrais parler de ton métier de biographe sur ton blog « . Ouais, je pourrais…

Bon, j’y vais alors !

C’est un métier que j’aime et c’est énorme d’aimer ce que l’on fait!
A vrai dire, c’est la première fois que j’exerce un boulot que j’aime. Je me sens à ma place. J’ose à peine le dire, mais il m’offre la confiance en moi, yeh… c’est pas beau ça ! Oui, oui, je le répète pour mieux me l’entendre dire : « j’ai confiance en moi ». Je m’en suis rendue compte dernièrement avec une cliente qui me proposait d’écrire un bouquin de développement personnel. Je n’avais jamais accompli ce genre de mission et  me suis surprise à me dire : « Mouais, je vais y arriver » et surtout à le sentir…bon, il se trouve que cette femme n’était pas à la hauteur de son discours et qu’elle m’a planté au bout de 4 séances en oubliant d’en payer une, mais c’est une autre histoire !

L’écriture en général m’offre cette confiance qui me fait tant défaut par ailleurs. Quand les mots dansent dans mon esprit, qu’ils se rencontrent et se marient, je ne me reconnais plus…quelque chose de nouveau s’agite en mon intérieur.

Pourquoi j’aime ce métier ? Je crois que j’aime les histoires de vie, je les trouve toujours pleines de sens, de rebondissements, de signes, de talents. Je suis toujours épatée par la résilience, les dépassements, les coups de folie de ces gens qui, souvent âgés, me racontent.
Plutôt pipelette et agité, je me découvre à l’écoute et posée quand je suis avec mes raconteurs et raconteuses d’histoires de vie. Impatiente et speed en général, à leur contact, j’ai une patience de feu qui s’installe ! Il m’arrive parfois de m’embrouiller dans leur généalogie, de leur faire répéter 10 fois qui était qui sans qu’aucune impatience ne me guette ! C’est assez impressionnent ces capacités qui se dévoilent en leur présence et à la fin, elles ou ils valorisent ma patience. Vraiment je m’épate moi-même.

J’aime voir leurs yeux s’embuer quand je leur livre ce que j’ai écrit la séance d’avant. Ils sont tout étonnés d’entendre quelqu’un d’autre lire leur propre histoire. J’aime les rassurer, les encourager, les consoler aussi parfois quand certains passages de vie se contorsionnent, se serrent, font mal… quand les blessures éclatent…

J’aime déceler les fils conducteurs, les liens, leur offrir une reconnaissance de cette existence qu’ils ou elles me livrent avec pudeur, humilité et délicatesse.

J’aime apaiser, réconcilier, chercher et trouver le mot juste, la forme, le style, la sensibilité qui se dégage, et de cette intuition tissée au fil des rencontres leur offrir un récit qui leur ressemble.

J’aime aussi être indépendante, gérer mon temps comme je l’entends. Je ne supporte ni les petits chefs ni les grands.

Et pour ceux qui pourraient avoir envie de se lancer dans l’aventure, il faut quand même préciser que c’est la galère ! Un métier précaire, peu connu et pour lequel tu peux rester des mois sans raconteurs et raconteuses donc aussi sans le sou ! C’est dit…
Mouais, un métier fait pour les retraités, les conjoints qui ont un homme ou une femme à leur coté qui remplit la marmite… ce n’est pas mon cas et je vais devoir me diversifier.
C’est ma recherche du moment !

Atelier d’écriture, rédaction de textes en tout genre…

Une petite visite sur mon site pro ? écrivain biographe

 

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