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Il se trouve que je pratique depuis 1 an et demi une méditation quotidienne ou presque. Je précise que je ne suis pas quelqu’un de discipliné du tout et que pourtant lorsque la nécessité c’est fait sentir en mon intérieur, le rythme a pris forme peu à peu et aujourd’hui, c’est comme la piscine, si je ne médite pas, y’a un manque !

Je suis accro !

Pour moi la méditation est un peu comme un entrainement.Tel le sportif, je m’entraine chaque jour à faire silence ou disons plutôt j’apprends à écouter le silence entre les bruits., à entrer et à explorer l’intérieur de mon être.

Je m’explique. Parfois les uns et les autres pensent qu’une médiation est « raté » si les pensées, ce que j’appelle « les bruits » nous envahissent, mais il semble que les attaques de pensées au contraire soient inévitables surtout quand on décide de « faire silence ».
C’est logique. Vous avez déjà essayé d’écouter le silence dans la nature ? Et bien, c’est au moment où l’on arrête de s’agiter pour tendre l’oreille au silence que l’on se rend compte que la nature est très bruyante. Pour la Méditation, c’est pareil. Je m’installe confortablement, je ferme les yeux, je me détends et soudain au lieu de rencontrer le silence que je désirais tant, je me retrouve au coeur d’une cacophonie sans nom. Un mélange de tout ce que je n’ai pas encore fait, de ce que je viens de faire, de souvenirs de projections pour demain, les courses, le ménage, les enfants…enfin un sacré bordel !
C’est la fête ! Comme si tout le monde avait décidé de venir chez moi le jour où j’ai envie d’être seule… On m’avait bien dit que la méditation, c’était l’apaisement, le réconfort, le lâcher prise, etc. et voilà qu’il y a un boucan d’enfer là haut. Remboursez !

Que faire ?

Rien. Enfin si juste un petit truc qui consiste à revenir à moi, à mon intériorité. Par exemple, une attention à ma respiration, à mon corps en général, un regard que je tourne vers l’intérieur. Moi j’aime bien la respiration. Parfois même, je compte les respirations jusqu’a 10. et ben, vous savez quoi, j’arrive rarement au bout. Eh, hop, je me retrouve sans le vouloir au coeur de la fiesta, au milieu du chantier et vas-y que ça recommence le boucan. Oh, oh, calmez-vous un peu là haut ! Bon, c’est ainsi. Je recommence. Je retrouve ma respiration, mon corps, mon intériorité. Je rentre dans ma coquille, dans ma grotte à moi et de nouveau me voilà dans le silence. Il est minuscule, sans nom, sans forme, sans rien que je connaisse, sans repère, mais je sens sa présence. Je sens une énergie qui circule et plus je reste dans cet espace virtuel intérieur, plus cette énergie circule et plus je me sens ailleurs, dans un lieu inconnu que je reconnais comme silencieux et ainsi de suite…la fête bat son plein de nouveau et de nouveau je dois faire cet effort de ressentir ma respiration, mon corps…de revenir…

Ce qui m’intéresse en fait, c’est ce silence, rien d’autre, le reste, je le connais déjà !

Je profite aussi de ce moment pour demander ce que je souhaite, pour remercier aussi à la fin et envoyer ces bonnes énergie au monde, aux autres.

Quand je suis envahie de « bruits », quand la fête dépasse des proportions raisonnables, alors j’utilise une méditation guidée qui aide à se concentrer.

C’est une exploration de longue haleine qui nécessite juste de ne rien attendre. Ce n’est pas le plus simple, mais c’est indispensable d’être dénué de toute attente, sinon, on est forcément déçu et on arrête. En fait je crois qu’il faut de la confiance et un peu de patience. Une confiance dans la pratique.

Ce que ça m’apporte : J’ai du mal à le décrire, mais je crois que pour l’instant, je peux noter de la distance, un certain détachement. Je n’en suis qu’au début…

Et vous la médiation c’est comment pour vous, qu’en pensez-vous ?

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