new years eve 2017

Et si l’essentiel était l’être, plutôt que le faire ?

Qui aimerais je être en 2017 ?

J’ai lu tout plein de bilans et de listes de belles résolutions pour 2017 sur les blogs  et j’avoue qu’il me manquait un petit quelque chose que je n’arrivais pas à définir, j’ai trouvé!

regard_copy

Pour moi faire le point en fin d’année à beaucoup de sens. Je le fais depuis longtemps, mais je me suis rendu compte que l’intérêt du bilan n’est pas uniquement de me rendre compte de ce que j’ai réalisé ou pas et de projeter une liste de projets ou de rêves pour l’année suivante… Non pour moi, c’est surtout de comprendre comment ma vie intérieure à bougée, qu’est-ce qui m’est arrivée, d’observer les portes qui se sont ouvertes ou entrouvertes et celle qui restent verrouillées…
Il s’agit à travers la liste d’évènements que j’essaye de ne pas juger de percevoir l’
être et non juste le faire. Je cherche à m’améliorer, à découvrir ce qui s’agite à l’intérieur, à dépasser mes limites, à m’accepter… Essayer de ressentir ce qui m’anime derrière ces actes, derrière mes échecs, mes réussites… de porter un regard en perspective, distant, de m’extraire de l’émotion pour entrer dans l’intuition, c’est très différent. Dans l’émotion, on colle aux évènements comme une moule au rocher, on réagit, on juge… et si les faits ne sont pas comme on aurait voulu, alors c’est la cata… or, j’ai compris que réussite ou échec n’est en rien le plus important, l’essentiel est surtout ce que l’on apprend, l’enseignement que l’on en tire… Sinon, on n’avance pas et quand on n’avance pas, on recule juste parce que le temps passe !

En quelque sorte, tout peut et devrait devenir une belle expérience ! C’est ce que je cherche même si je n’y arrive pas souvent et que je me perds dans les dédales sinueux des échecs et des peurs. Je crois qu’en 2016, j’ai avancé sur ce point fondamental.

regard_interieur

Par exemple 2016, aurait du être l’année qui m’ouvrirait les portes du Master des métiers de l’écriture à Toulouse, mais ratée… Ils ne m’ont pas prise ! Trop peu de place. Je travaille déjà dans un métier de l’écriture, mais je ressens le besoin de me former, de rencontrer et partager avec d’autres. Pour moi, c’était aussi l’occasion de prendre un peu de distance par rapport à ma vie à Perpignan et aussi de m’occuper de moi tandis que mon fils s’éloigne pour ses études et vers sa vie d’adulte. J’y croyais fort… ce projet avait beaucoup de sens, mais taratata, badaboum… une petite consolation, la responsable du master m’a encouragé à me représenter l’an prochain et me disant que j’avais toute ma place avec eux. Mouais… en attendant, tous mes plans tombaient à l’eau ! Passé le moment grincheux, j’ai cherché à comprendre le sens, le pourquoi du comment au lieu de me sentir nulle et dévastée par cette mauvaise nouvelle. J’ai compris qu’il s’agissait avant tout d’un manque de confiance en moi. Chaque fois que dans ma vie il a été question de sortir du placard avec l’écriture, on me dit la même chose :  » c’est très bien mais… vous êtes passé juste à coté de la publication, du master… », bref, je suis toujours au bord mais je ne franchis pas le pont…en fait, j’ai peur, je ne me sens pas à la hauteur, peur de réussir ou d’échouer, de sortir de ma zone de confort, et à la fin ça revient au même, je reste plantée là…

Puis, je me suis demandé ce que j’allais faire en attendant de me représenter ?

J’avais envie d’écrire pour moi et pas uniquement pour mon boulot, et surtout justement d’avancer sur cette question de la peur de sortir vers l’extérieur avec l’écriture… ben, vous savez quoi, j’ai décidé de lancer ce blog, na ! Et ce fut ma plus belle décision de l’année pas du tout prévue au programme. J’ai plongé dans la blogosphère la peur au ventre, juste après mon voyage en Écosse en juillet. Je me revois quand j’ai balancé mon premier article en pensant juste essayer et le supprimer dès le lendemain… manque de bol, au matin y’avait un commentaire de la « petite perruche ». Ben voilà, je ne pouvais plus rien supprimer et même que j’allais devoir continuer…

Tout ça pour dire que d’avoir cherché à comprendre le sens de cet échec m’a permis de me relancer sur un autre projet sinon j’aurais passé mes 5 derniers mois à ruminer… J’ai transformé cet échec en une nouvelle et belle expérience. Et puis, et puis, j’ai aussi compris dernièrement, en observant le reste de mon année 2016, que rien de ce que j’avais projeté ne s’est réalisé ou presque et que par contre d’autres évènements complètement inattendus comme la création du blog se sont produits. Donc, je me suis dit que finalement, l ‘essentiel n’était pas tant ce que j’allais faire, mais plutôt ce que j’allais être, comment je voulais accueillir ce qui va m’arriver en 2017, quel regard je voulais porter sur les évènements de ma vie ?

Bien sur, ça ne m’empêche pas d’avoir quelques projets concrets mais je ne les place pas au premier plan. J’ai eu l’intuition que ma vraie décision serait ce que le voulais être… et qu’à partir de là, le reste se dévoilerait…

Et je suis convaincue aujourd’hui que ce nouveau regard plus intérieur sur ma vie a aussi été renforcé et accompagné d’une autre tentative improbable de 2016 : me lancer dans une méditation quotidienne. Je ressentais le besoin de faire silence. Trop de bruits dans ma tête, de « persiflage, gazouillage, d’inquiètage »… Et peu à peu, à force de m’assoir en tailleur, de fermer les yeux, de gigoter, de les rouvrir et de les refermer, de plonger à taton dans l’aventure intérieure, je crois que, sans vraiment m’en rendre compte, ce regard nouveau a commencé à s’approfondir…

On ne se rend pas compte à quel point à l’intérieur, c’est vivant… Y a un bordel terrible, plein de bruits étranges, de glouglous fougueux, de picotements, une espèce de densité au-delà des organes… Y’a des montagnes, des fleuves, des vallées… une jungle même, des couleurs, des sons, des espaces inhabités aussi, des déserts brulants, des mers agitées… Enfin tout un monde qui m’a fait dire et ressentir : « je suis vivante » et a partir de cet vie, je devrais pouvoir m’exprimer dans toute ma diversité à l’extérieur… J’ ai envie de me laisser guider par cette essence et non par les stimulis extérieurs baignés de stress, de conformisme, de peurs multiples . Je crois que par là, je pourrais prendre confiance, oser me jeter dans ce monde parfois si âpre et d’autres fois si coloré… Allumer les couleurs de mes temples intérieurs ! 

gse_multipart3012

C’est une belle découverte que j’ai l’intention de continuer d’explorer en 2017, d’où le titre de cet article : 2017, l’année du regard intérieur.

C’est un peu l’inconnu et dans ce sens, pas très confortable… vers ou vont me porter ces intuitions souterraines ?

Bien sûr comme tout le monde j’aurais voulu atteindre les étoiles, vivre plus, autrement, autre chose, mais je terminerais en disant que je préfère regarder les portes qui s’ouvrent que celle qui se ferment et pour cette fois la porte qui s’est ouverte est celle de l’intériorité et de ses palais mystérieux…

Qu’en pensez-vous ?

Je vous souhaite à tous de belles découvertes pour 2017

Publicités