J’ai vu Renaud chanter à Toulouse

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C’était une journée très particulière pour moi ce lundi 21 novembre à Toulouse. 

Une journée rebondissante d’émotions… une journée où notre amie Catherine atteinte d’un cancer très méchant à 49 ans a failli nous quitter. Finalement, la vie lui a offert quelques jours en plus… Je lui rendrais hommage dans un autre article bien que j’ai appris par la suite qu’elle aussi aimait Renaud, qu’elle jouait « mistral gagnant » au piano.

Pour finir cette journée intense, le Zénith de Toulouse avec mon fils Timothé pour voir Renaud. 10 ans d’absence sur les planches, on le croyait disparu à jamais de la chanson française fracassée par l’alcool. 10 ans, c’est trop !

Je suivais tristement les pages Facebook pleines de jolis mots pour lui, de témoignages d’amitié…

Pour moi Renaud, c’est énorme ! C’est mon adolescence fragile, blessée et révoltée qu’il a bercée de ces chansons. Il m’a accompagné… il était là avec moi quand la vie partait en vrille, quand le barrage a cédé pour ma mère et qu’elle n’a plus arrêté de pleurer, quand ma révolte se durcissait contre tout et tout le monde, puis quand j’ai commencé à écrire des chansons moi aussi avec à mes côtés Manu Lods, un chanteur à très beaux textes. Renaud était là comme un ami, comme un proche…

Puis plus tard, encore et toujours… Je n’ai jamais raté un concert…J’ai traîné tant de mes amis au Zénith de Paris.

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Mon fils, lui aussi a bu du Renaud dans son biberon. C’est en compagnie de ses chansons que je l’endormais… Puis ces retours de vacances où nous chantions dans la voiture à tu-tête, Manu, Société tu m’auras pas, Laisse béton, Gérard Lambert… Il adorait les histoires en général et les chansons de Renaud sont pleines d’histoires, de personnages… En 2007 à 9 ans, il est venu avec moi à Bercy le voir et le 21 novembre dernier, même malade, il ne voulait pas rater ça comme il me l’a dit !
Je suis toujours étonnée de l’affection qu’il porte à Renaud sans être fan, sans trop connaître ses chansons ( à part celle que nous chantions dans la voiture ). C’est Renaud, c’est comme ça ! Un homme bon, honnête, sensible, engagé contre toutes formes d’injustice et de violence, qui aime les enfants, les baleines, les fragiles de la vie, les basques, les irlandais… On l’aime pour sa gentillesse, sa sensibilité, son insoumission, sa poésie, son humour… Il nous donne cette impression de faire partie de la famille, d’être le grand frère, le père, voire de grand-père selon notre âge !

Avant de le revoir enfin, c’est sa voix qui a retenti pour nous présenter Gauvain Sers, un tout jeune chanteur avec de très beaux textes et un très bon guitariste… A suivre !

Puis quelle émotion de le voir sortir d’un long tunnel symbolique sur la scène du Zénith chantant « Toujours debout »… Quel bonheur d’être entourée de tout ces gens, ces amis qui comme moi aiment et chantent ! J’étais à fond. Très peu de lacunes sur les textes… et franchement ça faisait longtemps que je ne m’étais pas éclatée autant !

Un très beau spectacle, avec en fond, images 3D, hologramme… On est même entré dans une librairie, on c’est baladé dans le monde des beaux mots… sur la chanson « les mots ». Puis, on à fait une manif de Nation à République avec des Playmobil ou des « Mii » sur « j’ai embrassé un flic », on a vu « Mister Renaud » se battre avec « Mister Renard » en hologramme, sur « dés que le vent soufflera », nous étions en pleine mer… On a chanté à la place d’Axelle Red sur « Manhattan Kaboul », circulé dans Venise avec sa petite fille Eloïse, puis on a retrouvé la bande à Renaud : Pierrot, la première chanson que j’écoutais en boucle à 14 ans, la mère à Titi, ceux du HLM, Manu, Germaine, puis Hexagone, Miss Maggie, Fatigué, Mort les enfants, Ma gonzesse, C’est mon dernier bal, Etudiant poil aux dents, Laisse béton… pour les plus anciennes, et bien sûr les nouvelles, et plein d’autres, ça serait trop long à citer… C’est pour dire, j’ai eu l’impression d’entendre tout son répertoire ce soir-là !
Le bouquet final, le phénix qui renait de ses cendres : Un superbe phénix qui s’éloigne et prend feu…

Et la fameuse question qu’on me pose souvent : Et sa voix ? Ben sa voix, elle est comme elle est… On s’en fout, on chante tout avec lui, et sans lui, même ! L’important est qu’il soit « debout », qu’il ai retrouvé le gout des mots et de la scène !

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Je crois que je vais y retourner avant la fin de la tournée. Tout est passé trop vite !

En sortant, je n’en revenais pas de l’avoir revu, j’y croyais pas…

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