Les états d’esprit du vendredi ( le 04/08/17)

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Bon allez je me lance. Depuis le temps que je me dis que c’est sympa et que j’arrive pas à le faire. Voilà on est vendredi, il est 17 h 31 et je vais bientôt aller faire un pique-nique à la plage. Je terminerais après.

Fatigue : Ca va plutôt, compte tenu de la chaleur qui ne retombe pas la nuit et qui me donne l’impression d’étouffer…

Humeur : Mouais….Marre de la chaleur ! En plus aujourd’hui, on bat les records à Perpignan. Et y’a même pas un pet de vent ! Bon en même temps si le vent se lève, les incendies risquent d’arriver !

Estomac : J’ai tenté de diminuer le sucre avant mes vacances en Toscane et depuis j’ai du mal à reprendre, mais je me rends compte que ça fait du bien à mon estomac justement. Sans sucre = sans blé ( ça, c’est chiant ), sans pain (enfin je prends du pain sans blé ) sans pâte…et bien sûr sans sucreries, mais là ça va, car je ne suis pas fan du sucré. Mais le problème est qu’il y a du sucre dans tout, alors au supermarché faut lire les étiquettes…Grrrrr

Cond.Physique : Pas trop mal. J’ai eu une séance d’ostéo hier et mes cervicales vont mieux.

Esprit : un peu à la masse, esprit avachi, la chaleur me tape sur le système.

Boulot : J’attends. Parce que je ne peux rien faire au mois d’aout ici, mais je vais devoir sacrément me bouger le cul en septembre pour trouver des clients. Besoin de sous et puis j’aime ce boulot. Je suis biographe pour particulier…ouais, c’est sympa, mais on bouffe des pâtes souvent… et quand on fait un régime sans sucre, faut trouver autre chose !

Culture : Alors là, c’est la boulimie de bouquins. Je ne fais que ça, dès que j’ai 5 minutes je me jette sur mon bouquin. Je n’attends même pas la fin pour penser au suivant. Je dois avoir besoin de déconnecter, de prendre de la distance du monde réel pour mieux y revenir. Mais j’avoue que je culpabilise un peu…j’essaye de m’autoriser ce moment, mais ce n’est pas évident ! Surtout que je pourrais lire des livres historiques, de sagesse, de développement personnel, des biographies, mais non, je me tape des polars. Je crois que je vais arrêter après celui-là : Millenium 4.  Et là vous allez rire, je n’ai pas encore regardé les 3 premiers ( oui premier ) épisodes de Games of thrônes. Ça fait si longtemps qu’on me bassine avec ça ! je vais m’y mettre.

Penser à : Rien.

Avis perso : Spontanément, le même commentaire que Isa de  « Aujourd’hui je m’aine » : le Sud en été, entre les touristes et la chaleur, c’est insupportable ! Mais j’ajoute que je viens de faire mon pique-nique à la plage et là j’adore parce que la plage, ça change tout le soir. C’est familial, y’a des pécheurs, des gens qui bouffent, des gamins qui vont causer avec les pêcheurs, des vieux, tout le monde est là, pas pour bronzer ni montrer son cul, juste pour sortir à l’air et être bien. Y’a quand même des bons moments…

Amitiés : Enfin, après 8 ans dans la région, je sens que je commence à avoir des amis, mais sinon, ici au mois d’aout on accueille les amis de Paris et du nord, donc bientôt la bande qui arrive.

Grand, très grand loulou : Il est parti en vacances avec son père en Croatie, ça repose après tous les évènements malheureux de cette fin d’année scolaire.

Message perso : Patience et bienveillance.

Love : Mouais, bon passons le sujet !

Sortie : Demain, balade au marché de Port Vendres avec des amis et repas ensuite. Port Vendres : village en bord de mer juste après Collioure. Très mignon.

Divers : Je suis allée à Barcelone y’a 2 jours pour accompagner mon fils à l’aéroport et malgré la chaleur horrible, je me suis dit que quand même j’adorais cette ville qui vit la nuit, où tu peux voir à 22 h 35 une vieille dame émerveillée devant une vitrine où des jeunes expérimentent des casques de réalité virtuelle dans une barque qui bouge… on a papoté en espagnol, un peu…elle ne comprenait rien, mais elle était en extase, elle disait : «  c’est un autre monde » en riant. Courses : Je limite quand le grand loulou n’est pas là ! On bouffe ce qu’il y a et là on va tenir au moins 3 ou 4 jours, peut-être plus ! Envie de : partir à la montagne pour être au frais, voir l’herbe verte et les grands sapins Zic : Je ne sais pas, je ne suis pas dedans en ce moment !

Les états d’esprit du vendredi par The Postman et Zenopia, c’est aussi un tableau collectif Pinterest et une playlist Youtube !

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Mes lectures de juillet

En fait, je n’ai pas réussi à lire pendant 6 mois, pas un livre, et là soudain début juillet, ça m’a pris, j’ai foncé à la librairie et sentie la boulimie se jeter sur moi. J’ai trainé dans la librairie, lu les avis des libraires… J’aime suivre les conseils des libraires… C’est un des seuls commerces dans lequel l’on trouve encore des passionnés qui lisent et prennent le temps de te transmettre leur passion, et ça me touche !
Ah oui, puis il faut vous dire aussi que depuis Noël, j’ai une liseuse et je télécharge, mais j’aime les livres papier et les libraires, donc, je continue régulièrement à en acheter. Je suis donc partie en Toscane avec la liseuse et les bouquins. C’est con, parce que justement je m’étais dit que la liseuse, c’était pratique pour les voyages avec les valises low cost…mais je crois que je ne peux pas me passer des livres tout simplement !

J’avais 5 bouquins dans la liseuse et 3 papiers.

Mes préférés

Sonja Delzongle : Quand la neige danse / Polar

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J’avais envie de commencer par un polar, ça m’arrive parfois. Pour la petite histoire, mon père écrivait des polars, alors, même si je l’ai su très tard et qu’il n’a jamais été très présent dans ma vie, je crois que j’ai attrapé le virus ! J’ai lu et je n’ai pas décollé, même quand mon compagnon mettait de l’essence dans la voiture, je sortais le bouquin en douce pour lire une ou deux pages. Je me suis fait gauler et c’est pas très fairplay de lire quand tu sors avec ton compagnon. Mais bon, c’est pour dire que ça le fait !

L’histoire

Au nord de Chicago. Crystal Lake, une petite ville sous la neige. Le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est habillée exactement comme Lieserl le jour où elle a disparu. Le décor est planté…
Mais ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, va mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. La difficulté de l’affaire les incite à demander de l’aide à Hanah Baxter, une profileuse connue qui ne quitte jamais son pendule. Les fillettes sont-elles prisonnières?
Sont-elles encore en vie?

Un polar à l’Américaine, bien ficelé où le suspense ne nous quitte pas jusqu’à la dernière page.

Après ça, j’ai tenté un autre bouquin mais sans succès et je me suis tourné vers une valeur sure pour moi :

Anna Gavalda : Fendre l’Armure

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Longtemps que je n’étais pas entrée dans l’univers de Gavalda. J’aime sa sensibilité, sa profondeur et son sens de l’humain et ça m’a vraiment fait plaisir de m’y lover à nouveau.
Des nouvelles. Je ne suis pas très fan des nouvelles, elles me frustrent, au moment où tout commence, tout s’arrête et ça m’énerve… Enfin, disons que c’était l’apriori que j’avais. C’est vrai, ça ressemble bien à ce que je viens de décrire, la frustration, mais ça ne m’a pas agacé. J’ai glissé de nouvelle en nouvelle, autant dire de personnage en personnage tous si différent, un peu perdu, des âmes souvent déchirées, accablées par la vie qui vont « fendre l’armure », ouvrir la porte de leur château intérieur. C’est sa marque à Gavalda, elle aime les gens…et moi, j’aime les gens qui aiment les gens !

« Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n’ont pas de nom. Ils disent simplement « je ». Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement.
  Ils parlent pour essayer d’y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l’armure. Tous n’y parviennent pas, mais de les regarder essayer, déjà, cela m’a émue. C’est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu’ils vous ont émue, mais je vous le répète : pour moi ce ne sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c’est eux que je vous confie aujourd’hui. (A.G.) »

Franchement, vous pouvez l’emporter dans vos bagages !

Ensuite, j’ai attaqué : Grégoire delacourt, « Danser au bord de l’abîme »

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l’histoire

Emma avait tout pour être heureuse, enfants, mari, belle maison. Mais voilà, un jour, elle va croiser le regard d’un homme à la brasserie du coin…et sa vie ne sera plus jamais la même…

Un vrai bijou ce bouquin. Je ne m’y attendais pas. Une perle. Une plume comme un grand cru. j’avais apprécié ses autres bouquins : la liste de mes envies, on ne voyait que le bonheur… mais là, je suis sous le charme ! Une histoire dans laquelle l’amour et la mort tissent un lien étroit avec en filigrane l’histoire de la chèvre de Mr Seguin. Bon, je reconnais que la chèvre de Mr Seguin à particulièrement raisonnée en moi quand j’étais enfant, je crois que je pourrais encore réciter des passage par coeur, mais non, c’est pas seulement ça ! j’ai adoré son écriture qui se bonifie au fil de ses romans. Et même si certains peuvent y trouver des longueurs, moi je me suis enivrée de la beauté des mots et elle a pris toute la place. Lorsque j’ai refermé le livre, enfin la liseuse, j’étais émerveillée…

 

J’ai essayé sans finir, mais je reprendrais peut-être…

Dans le silence du vent de Louise Edrich.

J’ai lu 90 pages, mais je n’y arrivais pas ! Je suis sure que c’est bien, j’y reviendrais, mais c’était trop lent à mon gout à ce moment-là, juste après le polar !

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Ono di-Biot : Croire au merveilleux

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Bon, je ne connais pas cet auteur, mais le titre me plaisait et il était dans une sélection des libraires. Je ne sais pas, j’ai laissé aussi, je n’arrivais pas à accrocher… comme j’en avais d’autres, j’ai lâché pour me plonger dans Anna Gavalda, sans culpabilité aucune. Mais je reprendrais peut-être, c’est pas sur pour celui-là !

J’ai lu jusqu’au bout, mais…

Hennig Mankell : les bottes suédoises

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J’avais déjà lu auparavant les chaussures italiennes et j’avais apprécié. J’ai retrouvé le héros qui dès les premières phrases se retrouve pris dans l’incendie de sa propre maison…

Je suis en train de le finir. Il fait partie de ces bouquins que je n’arrive pas à lire longtemps. Je lis 10 minutes et j’en ai marre. A vrai dire, je n’arrive pas à m’arrêter et je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas passionnée non plus. Je trouve qu’il ne se passe pas grand-chose, beaucoup de descriptions qui je dois l’avouer me fatigue et j’applique alors les droits du lecteur de Penac, je saute….Sacrilège…non, je n’ai pas de scrupule à sauter des passages, à commencer par la fin…enfin, je suis comme ça !

Mais j’ai fini
Je vous tiens au courant pour la suite des lectures

Et de votre coté, si vous avez des suggestions ou des commentaires sur mes lectures, n’hésitez pas !

 

Balade en Toscane : Sienne et la route des crêtes

Après avoir découvert ce lieu magique ( voir billet « balade en toscane »), nous avons voulu prendre un bain aux termes le soir, à Rapolino Terme exactement, mais le vent et les nuages nous ont fait changer de plan.

Direction Sienne.

Ah Sienne, que dire, la petite soeur de Florence même si dans l’histoire ils se sont foutus sur la gueule…
Quand on la rencontre, on ne peut plus la quitter, elle vous séquestre…elle aussi… Perchée sur une colline, la vieille ville trône, cheveux aux vents, en forme de coquillage. On la découvre à pied au fil de ses ruelles plus ou moins animées.
Par contre comme dans toutes les villes touristiques, pas facile de se garer, on a tourné un bon moment pour trouver un parking que l’on avait repéré sur la carte, sans succès. Finalement, on a atterri sur un autre parking gratuit, cool, cool, c’est pas tous les jours (viale Vittorio Veneto, autour des remparts ). Mais on était complément paumé…On a erré un peu et soudain quelques 300 mètres plus loin, tandis que nous étions plongés dans le plan du Routard sur un banc, j’ai levé le nez et nouveau coup de coeur…c’est l’heure du coucher de soleil et devant nous se dresse majestueux, le Duomo de Sienne, rougeoyant dans le soleil couchant… pas la peine de chercher, y’a pas de mot pour décrire ce paysage qui s’offre à nous comme un cadeau béni des dieux païens, au moment ou l’on allait renoncer… Photo, photo et on verra plus tard comment accéder à la vieille vielle et même si l’on n’y parvient pas, le plus beau spectacle nous a été offert, notre coeur et nos yeux sont comblés.

Finalement, on était a coté du centre et on retrouve avec délice la plaza del campo ou ont lieu les fêtes du palio. Une place Ovale, le palazzo publico, et on est heureux.
Mais c’est pas tout ça, il est déjà tard et on est venu pour « mangaré ». Nous avons la fâcheuse manie, même si parfois l’on tombe sur des trésors, d’aller se restaurer que dans des restos inscrits dans le guide du Routard. En fait, à bien y regarder, je crois qu’on est accro à ce bouquin et je veux décrochée…on perd un temps fou à chercher ces restos que parfois l’on ne trouve jamais… écrit en tout petit et évidement à la pliure du bouquin, on n’y vois rien…bref, le nombre de fois, on l’on n’a pas trouvé est incalculable et l’on finit par s’engueuler ! Bien sûr quand on marche pendant une heure sans trouver, le nez collé sur le bouquin avec l’estomac qui hurle, c’est pénible ! Et ça recommence, allez hop, un petit snif au routard, nous voilà le pif dedans… je craque très vite et je propose de lâcher l’affaire une bonne fois pour toutes. Le Routard, on s’en tape ! Et on peut même rentrer manger dans notre paradis étoilé…on prend le chemin du retour en allant quand même voir un endroit avec plusieurs restos que l’on avait repéré en arrivant. Vu sur le Duomo, la nuit, c’était pas mal ! Bon y’a du monde, on s’installe et quelques minutes plus tard, l’on s’aperçoit que c’est le resto que l’on cherchait dans le routard : « I pomodorino ». Une chaine bien sympa ou pour 7,50, tu t’enfiles une pizza délicieuse.Trop fort, les anges étaient avec nous ce soir-là ! Entre la vue sur le Duomo au couché du soleil découverte parce qu’on s’est trompé de parking et le resto qui nous tombe dans les bras…y’a des miracles. le point commun est que dans les deux cas, on avait lâché l’affaire… A méditer…

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La route des crêtes

Je vous le dis sans attendre, si vous ne connaissez pas la route des crêtes en Toscane, c’est une grave lacune ! Au coucher du soleil bien sur. Entre Sienne et Ascano. C’est simple y’a une voiture arrêtée sur le bas coté tous les 200m. Impossible de rester insensible à ce paysage sculpter par la nature et les tracteurs parce que ce sont avant tout des champs de blé. Je ne sais pas, c’est un conte de fées, un poème, un tableau de Van Gogh, une perle rare imaginée à la renaissance, une soie d’orient…enfin le mieux est d’y gouter…

fullsizeoutput_8d1fullsizeoutput_8cffullsizeoutput_87efullsizeoutput_875fullsizeoutput_8d2fullsizeoutput_8c5A suivre…

Photos : lolodesbo et moi-même

Balade en Toscane

 

On arrive… Une heure et demie de vol, Gérone / Pise et on y est presque.

J’avais promis que je reviendrais vers vous, sur le blog, en Toscane. Me voici au coeur d’un rêve, d’une mélodie visuelle, d’un chant savoureux… terre de Sienne… de l’or dans les yeux, des paillettes dans le ciel…

C’est vrai, j’ai un faible pour l’Italie… non les filles, j’ai pas dit pour les Italiens, mais pour l’Italie !
De Rome à Venise, c’est une danse sur les chemins de l’histoire. Mais la Toscane, là c’est encore une autre saveur. Bien sûr, y’ a Florence, la soyeuse, la resplendissante où chaque coin de rue est habité des splendeurs du siècle des Lumières, de la Renaissance. Moi à Florence, je rencontre l’art, je suis l’art…je sculpte, je dessine, je repeins le monde à l’image de cette époque qui, non, vous ne rêvez pas, accordait la plus grande importance aux artistes. Etre artiste, peintre, sculpteur était le métier le plus reconnu…ils étaient embauchés et payés à juste valeur, il parait même que dans les lieux qui accueillaient les déshérités, on leur offrait des cours de peinture, de sculpture…imaginez un peu des ateliers d’art dans les lieux d’accueils pour les migrants…

Mais revenons à nos moutons, non pas les moutons, ça c’était l’an dernier en Ecosse plutôt à nos collines…

La Toscane s’est ouverte à mon coeur en 2015. A l’époque, avec mon fils et sa copine, j’avais choisi de louer dans un agriturismo perdu, « Podere Campo Vecchio » , du côté de Sienne, avec une piscine pour pouvoir se rafraichir et parce que je suis accro à l’eau. Quand nous avons découvert le lieu, ce fut un choc. Une magnifique maison en pierre  offrant une vue sur les collines à vous couper le souffle. Un paradis ! En quittant le lieu, je m’étais dit que j’y reviendrais pour dessiner et faire des pastels, oui c’est une autre de mes passions. Puis le temps est passé, j’ai oublié…

Cette année, après les 4 derniers mois carrément lourd que j’ai traversé à gérer échec sur échec de mon fils et de moi même, je sentais que j’avais besoin de repos. J’ai cherché en vain quelques endroits où je pourrais non pas courir partout comme je sais si bien le faire aussi pendant les vacances, mais plutôt rester tranquille, poser mes valises quoi. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est très dur de rester cool ! Je me sens obligée de visiter tout, tout le temps ! Pas là, non pas cette fois. Juste une pose face à un beau paysage, nager, dessiner, rêver, manger ( ça c’est inévitable en Italie ). Ce qui veut dire que je devais trouver un lieu d’hébergement beau et confortable pour avoir envie d’y séjourner. Après beaucoup de recherche infructueuse, une image à surgit, celle de cet endroit magique en Toscane. J’ai décidé d’y retourner. Une petite escale à Lucques, une splendide ville à coté de Pise où nous avons mangé le meilleur Tiramisu de tous les temps, une nuit dans un hôtel de toute beauté au dessus de la ville avec vue sur la mer depuis la piscine puis la Toscane, la vraie. J’ai choisi un autre agriturismo, pas très loin et dans le même style qu’il y a 2 ans : Une belle maison en pierre toujours avec piscine dans les collines toscane : « Podere Fornaci ».

Là, on est au coeur des collines qui ont inspiré tant d’artistes, dans ‘l’une de ces maison entouré de cyprès à laquelle on accède par un chemin pour les tracteurs, où on attrape des coups de coeur toutes les 30 secondes et où l’on rencontre parfois quelques renards et lièvres virevoltant dans la nuit. C’est… comment dire…, c’est… je me répète, une mélodie visuelle qui vous scotche, vous agrippe, vous paralyse de beauté. Comme si les agriculteurs du coin avait volontairement peint le paysage avec leurs engins !
Pour le coup, dans ce décor princier, difficile de ne pas « Allumer les couleurs ». l’on passe des ocres, au marrons, à l’or entrecoupé des dégradés de verts…Une valse colorée sans limite…

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A suivre…

Photos : lolodesbo

 

J’ai vu la révolution non violente au stade vélodrome à Marseille

En vrai , j’ai plein de choses à vous raconter super importantes. Des choses sur la traversée d’une étape délicate de ma vie… J’ai commencé un article et retouché et retouché encore, mais ça doit résister…ça doit encore avoir besoin de temps pour sortir…

Alors je vais vous raconter une histoire drôle et légère en attendant…

Le W-E dernier, je suis allée à Marseille. C’était le cadeau d’anniversaire des 20 ans de mon fils. Le grand plus du tout petit est un fan de Rugby et il voulait aller voir les demi-finales du TOP 14 au stade vélodrome à Marseille.

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Nous avons donc profité de ce WE prolongé pour redécouvrir Marseille que je n’avais pas revu depuis les grands travaux du bord de mer… c’est vraiment épatant ! J’y retournerai visiter le musée et le reste. Et puis nous y avons retrouvé pour l’occasion Maéva, Laurène, les grandes soeurs de mon fils ( enfin c’est toute une histoire de famille puzzle ) et les enfants keyo et Oléia et Dov. Un moment court, mais doux de partages et de retrouvailles sur le vieux port, ses bateaux, sa lumière. La lumière de Marseille est sans égale ! C’est d’ailleurs elle, qui entre autres, il y a 8 ans m’a décidé à quitter Paris pour le sud.

Lors de la deuxième demi finale du samedi soir ( Clermont / Racing 92 ), nous avons eu la chance d’assister à un évènement qui semble se produire très peu de nos jours. A la fin du Match ou pendant, l‘on voit souvent quelques joyeux lurons qui sautent les barrières et traversent la pelouse en courant poursuivi par la sécurité qui finit toujours par les rattraper et les sortir du stade. Ce soir là, on en a vu un, puis deux, trois, quatre, cinq, les mecs de la sécurité, Le genre cerbère Marseillais qui courent dans tous les sens, plaquent les rebelles qui les défient en zigzaguant…depuis les gradins, on se marre et en même temps ça siffle un peu de partout, une sorte de rébellion face à, mine de rien, la brutalité des types de la sécurité qui pourchassent et capturent les joyeux intrus comme si c’était de dangereux bandits. Non, non, juste de simples supporters contents d’avoir vu leur équipe gagner et peut-être un peu éméchés… ! L’ambiance est festive et l’on ne sent aucune violence bien au contraire.
Puis, soudain, ce n’est plus un, mais dix, puis vingt, puis 30 qui s’aventurent sur la pelouse…les cerbères abdiquent… peu à peu on observe la pelouse se recouvrir d’un tapis d’être humain tout jaune et bleu, déguisés, chantant, dansant…c’était exceptionnel et on a fini par les rejoindre !

Moi, j’y ai vu la révolution. J’ai vu quelques courageux oser braver l’interdit sans peur, pour défendre la justice et la paix et j’ai vu peu à peu tout les autres les rejoindre… Eh oui, à 10, on est rien, à 50 000, ça commence à faire et l’on peut espérer être entendu sans représailles.

J’aime quand ce pays sort des cadres avec non-violence et joie !

Je ne sais pas combien de temps il aura fallu pour que la pelouse retrouve sa solitude, mais je me souviendrais longtemps de la victoire de Clermont au stade vélodrome, moi qui franchement ne suis pas une grande fan de rugby ni de sport en général, j’y ai vu la révolution non-violente.

Ces rugbymen sont vraiment de grands guerriers pacifiques !

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En avant pour la fête des fleurs de Gérone en Catalogne Espagnole

Un peu de légèreté pour aujourd’hui. Je suis dans un moment plutôt compliqué et je ressens le besoin de légèreté.

C’est donc avec plaisir que je partage mon escapade à la fête des fleurs de Gérone en Espagne. Si vous avez quelques jours à prendre en mai, n’hésitez pas un instant. Cette manifestation qui dure une semaine gagne à être connue. L’accès à la ville de Gérone est très facile. Y’a un aéroport plein de vols low Coast, le train, les bus, bref tout ce qu’il faut…

J’ai découvert la fête des fleurs l’an dernier et ce fut un vrai délice. J’ai donc décidé d’y retourner chaque année sachant que j’habite à une heure en voiture, ça aide !

Pendant une semaine la ville de Gérone se recouvre et se pare d’un tapis de fleur qui se décline sous toutes les formes et couleurs. Un enchantement !
Des créations artistiques tapissent les patios, mettent en valeurs les monuments, habillent rues et ruelles…un festival de couleurs !

Cet année semblait plutôt Japonisante avec des créations d’art floral, des bonsaïs, de la simplicité et des japonaises dans les rues avec des ombrelles…

On en prend plein les yeux !

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DSC00871DSC00970DSC00969DSC00865Photo : lolodesbo

Rencontre

Aujourd’hui je vous partage un texte écrit il y a déjà un moment et que je pense présenter dans mon dossier de candidature au Master des métiers de l’écriture. Le sujet étant : Une rencontre.

J’aimerais avoir voir avis.

 

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Je le retrouve…

Je le retrouve comme on retrouve le vieux meuble ancien dans le grenier des grands-parents. Celui qui, sculpté par l’arrière-grand-père habitait nos rêves depuis toujours, que l’on croyait perdu à jamais, qui porte les marques d’une absence trop longtemps ensevelie…
Celui qui diffuse le nectar d’un temps où je jouais encore dans les clairières de la vie avec la certitude qu’il suffisait d’être né pour que le bonheur soit bien calé au fond de soi…. Contrairement à l’artisan des profondeurs, il est de mon village natal intérieur, de ma tribu du dedans.
Abasourdie, chavirée, démantelée… Je cherche à éviter ces retrouvailles. Après tout, il n’est qu’un simple visiteur de plus qui se pose au chevet de ma vie comme l’oiseau s’arrête un moment sur le bord de la fenêtre…
J’entre en résistance avec le parfum du sens. Je lutte pour faire taire l’étincelant, la mélodie précieuse…

Accepter le présent que l’on a soi-même demandé quand il arrive, la belle affaire, c’est la merde ! Pas prévu au programme de surface, aucune référence. Au début, on erre dans le cosmos, le no man’s land de la frontière entre deux mondes. D’un coté le nouveau paysage. On l’a tellement voulu, comment lui tourner le dos si facilement même s’il semble nous effrayer de son désert de repère ? On sent son relief gourmand, son impact profond, percutant.
D’un autre l’ancien. Il fait parfois un « boucan d’enfer » comme dirait l’ami Renaud. Il cherche le moindre interstice dans lequel il pourra s’engouffrer. Evidemment, il ne veut pas dépérir. Il résiste, il nous ramène sans cesse vers les galaxies enchaînantes et toxiques de la poursuite du plaisir immédiat et primitif. Il retient, mais il n’est que poussière d’étoiles. Aucune consistance. Tu le touches du petit doigt et il se désintègre instantanément…
Face à ce cadeau, je peux donc l’accepter ou regarder ailleurs… Choisir l’incertitude, entrer dans la sagesse du temps, la crispation du doute, attendre que la raison piétine tout ou que le cœur soit en urgence.

Ma décision est prise…
J’entre… Comme les cailloux de la rivière face au flot, je lâche… j’abandonne l’espoir tout noir de retenir le flux qui sans aucun doute est bien plus puissant que moi. J’accepte la place à laquelle il vient de se poser. Celle de l’homme qui attend la femme…
Elle était restée vide attendant patiemment son invité. C’est une des meilleures de toutes, juste au-dessous du dernier rayon de soleil des soirs d’été qui apaise le feu du jour, ouvre le passage vers la douceur étoilée des nuits chaudes, vers la force tranquille du crépuscule quand la journée a été dense…
La place qui libère le sens…
J’entre dans le vertige quasi incroyable que m’inspire cette rencontre.
Ainsi, je fais le choix de la pilule rouge, celle qui sort de la matrice. De la haute voltige, cher et tendre voyageur interstellaire…
Ce choix réactivera inévitablement les mémoires effacées du disque dur depuis longtemps. Les fichiers pourtant imprimés, mais saccagés par l’ignorance des hommes et des femmes qui ouvrirent mes premières blessures. On ne peut pas en faire l’économie…
L’amour nous ramène toujours aux premières écritures. Dans la beauté des pleins et des déliés, dans la chute de la rature.
Je peux tout et je ne veux rien pouvoir pour lui !
Aimer, donner, réparer est ma liberté, mon choix et ne dépend que de moi. Pas un choix n’est meilleur que l’autre. Il est celui que nous devons faire dans le moment pour apprendre à accepter le silence incandescent qui libère l’astre mort et ouvre la porte sur la nouvelle galaxie.

IL est là au cœur du cœur de ma vie et je ne sais pas grand-chose de ce qui anime ma marche vers lui en ce jour si particulier. Si, je sais, un tout petit peu…
Je sais que quelque chose en lui veut naître, se trouver… Il veut changer sa vie depuis l’intérieur dit-il ?
Je sais que je suis dans l’accomplissement de cette grande œuvre et qu’il l’a senti…
Il me semble qu’il a surtout besoin comme moi, de lui, de se rendre à lui-même. De sentir la note juste, l’accord parfait entraînant son chant. Pas celui de l’autre…
S’il savait comme je sais trop bien la délicatesse de la tache quand la partition a été souillée…
On n’y voit plus rien…
Nous avons offert dans un temps reculé, à ceux que nous croyons être les nôtres, l’original pour qu’il nous aide à décrypter le son sacré. Et quand nous avons voulu reprendre l’or de nous-mêmes, nous n’avons retrouvé qu’un vieux bout de papier mité, gribouillé, abandonné aux intempéries. Comment rejoindre la trace dans de telles conditions ?
Pourtant, elle est là, attendant patiemment l’invention de la potion subtile qui sans rien gommer fera apparaître d’abord le contour puis le centre de nous-mêmes. Nos vies n’ont pour seule mission que de regagner les berges de nos rêves grands et profonds…

J’effleure l’image que nous pourrions ensemble, nous accompagner, apprendre à entendre nos voix respectives… Ces toutes petites voix perdues dans nos immensités qui se rejoignent. Et le même vaisseau sur lequel nous errons depuis l’embarquement fœtal, devient pour moi, sous la lumière de notre rencontre, une plate-forme intergalactique ouvrant sur des espaces infiniment grands.
Les portes verrouillées de l’univers se dérobent…
Est-ce un leurre, une chimère, une illusion d’optique ?
Tout va si vite… Les étoiles défilent à une allure vertigineuse et chaque instant qui passe, l’atome en fusion devient plus compact.
Me revient Matrix. Morphéus disant à Néo : « Ce n’est pas parce que tu le crois, mais parce que tu le sais »…
Oui, je le sais… Je ne l’ai jamais su autant qu’aujourd’hui… Je ne peux plus laisser le doute assombrir la moindre de mes cellules vivantes. Je sais qu’à ses côtés, dans cette cabane tout en haut du grand arbre, je viens de franchir le mur du son, de dépasser la vitesse de la lumière… Derrière, reste les vestiges de l’obscur, les Voldemort de la conscience : l’enfant, l’adolescente, l’embryon de femme soumise au silence de son immensité…
Je viens d’arrimer mon vaisseau sur la planète orange, celle de notre maître. L’autre plan nous dit-il. Au moment où je m’y attendais le moins, où l’épuisement était à son point culminant. La traversée a été longue et périlleuse. Je n’ai pas l’illusion de croire que c’est la dernière, mais à l’instant où je pose pied-à-terre, je comprends l’évidence : rien ne pouvait être différent. La pluie de météorites antérieure à cet instant devient ballet d’étoiles filantes. Elle avait sa place elle aussi…
Il a ouvert son cockpit pour lancer un message dans l’univers. Moi aussi. Ils se sont percutés en vol puis retombent à nos pieds. Un cadeau si magnifique qu’il me permet d’accoster sur ce sol d’abondance, de capter le signal de la certitude. La voûte céleste est limpide.
Je ne connais pas ce paysage qui ne s’embarrasse pas des résidus, des rôles mal joués, des surfaces aiguisées. Seule l’intériorité capte mes sens.
Naïve, altérée la dame par ce tourbillon lunaire, cet envol sidéral ?
Non, ça, ça ne marche pas non plus. La lucidité est à son zénith. Je n’ai plus peur de m’affronter, de me cogner aux portes scellées, de frustrer ma demande, d’entrer dans le gouffre comme dans la lumière de l’autre, de me perdre…
Je n’ai plus peur de moi donc de l’autre…
Je me délecte de chaque nouvelle donnée extérieure, qu’elle appelle le brillant ou le mat, je l’écoute, la caresse et l’accueil.
Pour demain, je sais que si ce n’est pas lui, ça sera l’autre celui qui était juste avant ou juste après lors de l’embarquement. Le passage est ouvert. Sous son regard d’homme, la femme est née et quoi qu’il en soit, il en est et en restera l’artisan fou…

Qu’en pensez-vous ?

Dimanche, j’irais…

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Plusieurs de vos articles m’ont retourné les tripes et convaincu d’y aller… Ce n’était pas gagné, j’étais en colère et je le suis encore, mais ma position a évolué. Et puis ce débat, cette femme qui sent les bas-fonds putrides me donne envie de vomir. C’est promis, c’est mon dernier article politique, j’ai envie d’autre chose, cette énergie ne me plait pas ! Mais dimanche, j’irais…

J’irais pour la fille d’une de notre amie blogueuse ( la carne )
J’irais pour les droits des femmes, de mes ami(e)s homosexuels et des minorités. Oui, on sait quelle place sera accordée à ces gens-là sous la Le Pen Family.
J’irais pour les migrants qui fuient les bombes et auxquels on refuse même de donner à manger à Calais [oui, oui un reportage sur Arte montre les CRS empêchant les quelques migrants qui restent dans des conditions terribles de récupérer les repas que des associations leur apportent et même d’aller prendre des douches]. Que fera-t-elle ? Elle les rejettera à la mer ?
J’irais pour tous mes amis étrangers qui vivent en France, en outre-mer et en Afrique et qui en 2002 quand Le Pen le vieux est passé au premier tour m’ont engueulé d’être chez eux au lieu d’avoir voté…
J’irais pour tous les enfants et petits-enfants du monde, quel que soit leurs couleurs afin qu’ils puissent prendre la relève un jour et s’indigner…
J’irais pour que notre belle Europe, celle des peuples, des rencontres et de l’amitié ne se ratatine pas… la fermeture et le repli n’ont jamais fait partie de mes aspirations. J’aime le monde, les autres et la diversité.
J’irais pour ne pas sombrer dans le désespoir le soir du 2ème tour en voyant la peste blonde surgir du néant et anéantir tous nos rêves en un instant.
J’irais pour éviter la guerre, la peur, la violence, la terreur et l’ordre fasciste. Il n’y a qu’à regarder comment se comportent le FN et ses soutiens dans une ville comme Béziers. Comment soudain ces gens-là se sentent légitimes de balancer leur immondices sur les autres sans restriction. Je pense également aux 50% de soutien de la police au FN. Que se passera- il quand les fauves seront lâchés à l’assaut de notre jeunesse dans les manifs, dans les quartiers ?
J’irais pour pouvoir continuer toutes les luttes dès le lendemain. Il se pourrait bien que le droit de grève et de manif soit remis en question. La peste blonde n’a jamais de sa vie ni de celle de son père et de sa nièce défendu les grévistes, bien au contraire…
J’irais pour la culture et les artistes. J’ai entendu la jeune peste blonde dire que le statut d’intermittent était la cause de tous les problèmes de l’assurance chômage et qu’il fallait l’abroger et moi j’aime l’art et les artistes, ils sont le beau, le soleil, l’éclatant… sans eux le monde serait mort !

J’irais pour défendre la liberté, l’égalité, la fraternité et la paix.

Mais ne me demandez pas plus ! Ne me demandez pas de soutenir le jeune loup aux dents longues et ses amis qui ont installé cette catastrophe. Ne me demandez pas de soutenir l’Europe du fric et des banques responsable de la pauvreté et de la misère. Ne me demandez pas de soutenir la non-prise en compte des graves questions écologique. Comme disait Hamon « On peut toujours discuter avec les banques, pas avec la planète ». Ne me demandez pas de soutenir celui qui comme l’a dit cette fois JLM veut tous nous transformer en « start up ».
Nous ne sommes pas des « starts up » ni des billets de banque, nous sommes des êtres humains pleins de couleurs, d’amitié, d’amour, de tendresse qui demandons juste à pouvoir vivre, créer, travailler décemment !

J’irais…

On a voté, pleuré ou dansé

 

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Voilà, c’est fait, on a pleuré, on a dansé, on a regretté, hier soir à l’annonce des résultats mais c’en est finit de ce premier tour si stressant…

Moi, j’ai pas pleuré mais j’étais pas loin ! Pour ne pas sombrer, j’ai bouffé du chocolat, je me suis dit instantanément qu’on avait évité le corrompu mais franchement ça ne m’a pas consolé plus que ça. Et je me suis encore dit que la gauche, j’entends la vraie gauche, avait quand même fait un beau score… Le tribun et sa France insoumise ont été bon quoi qu’on en pense.

Mouais… Bof…Un mauvais gout est resté tout au fond.

Je ne pensais pas que tant de mes amis de gauche allait voter pour le jeune loup aux dents longues et sa blonde. L’ admirateur des multinationales et des banquiers qui va sauver la France ! Une sorte de superman qui à débarqué il y a peu dans notre paysage.
Ils ont sans doute cru qu’il était de gauche, jeune, je ne sais quoi d’autres…Bon en même temps, si tu ne t’intéresses pas à la politique plus que ça, la confusion pouvait s’entendre. Donc dans quelques mois et peut être moins, à priori mes amis comprendrons qu’ils ont voté pour un homme de droite et regretteront. Quand il aura fait passer toutes ses mesures libérales au 49,3 cet été pour éviter les conflits sociaux, ils se réveilleront à la rentrée mes amis, et la déception sera grande… Mais il restera encore 5 ans moins 3 mois.
Je comprends mal comment on peut être de gauche ou pour le progrès social et voter pour lui ! C’est un mystère que certains pourront peut-être m’expliquer. Pour moi, c’est un homme creux, un brouillard, une illusion, un voile…

Je ne vous en veux pas, je sais la confusion qui règne, la peur, l’hésitation, la manipulation médiatique.

Vous savez quoi, ce matin, les marchés financier s’envolent… Ils sont en forme, ils dansent et chantent, ceux qui ont mit le monde plus bas que terre et qui vont pouvoir continuer avec délectation. Jusqu’à quand ?

Ca c’est le premier point. Je ne comprends, pour le coup, pas du tout, comment on peut être intelligent, gentil, sympathique et ne pas fuir devant la « peste blonde » comme dirait Manu Lods, un ami chanteur, dans l’une des ses chanson. Ca me dépasse ! Comment peut-on ne pas sentir ce vent de haine qui balaye chacun de ses discours. Cette femme respire l’ombre, les bas-fonds, les labyrinthes, les parkings la nuit sans lumière, les fonds de cales…

J’ai du mal et pourtant…

J’ai aussi vu pendant des mois, des jeunes, des gens, des amis qui avait perdu tout espoir se relever, se bouger pour une France meilleure, plus juste. Une force en chemin ( j’ai faillit mettre « en marche » ) qui ne s’arrêtera pas ! J’ai entendu des idées nouvelle se propager, être discuté, décortiqué, de belles idées toutes neuves. Ce sont eux qui m’ont donné envie de soutenir leur mouvement.

La France n’est plus la même…

Notre pays s’est levé et je ne crois pas qu’il va se rassoir facilement, les nuits debout vont être longue…

Liebster Award.

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Bon, j’ai été dominée pour le liebster Award. C’est la première fois qu’il m’arrive un truc pareil dans ma vie ! En général, je ne suis pas la reine de ce genre de chose mais là y’a quand même un peu de contenu, donc pour ne pas jouer les rebelles chieuse, j’accepte et je remercie « le petit crayon » ( https://lepetitcrayonblog.wordpress.com ) pour sa nomination.

La règle du jeu est très simple: Dire 11 choses sur soi, Répondre aux 11 questions de la personne qui nous a nominé, éécrire 11 nouvelles questions et nominer à son tour 11 blogs tout en prévenant les parties concernées une fois la tâche effectuée!
11 choses sur moi

Je suis une maman poule et inquiète qui suis en train de vivre le premier chagrin d’amour du grand/petit et c’est dur, dur.
J’aime le café et mon ostéo veut que j’arrête d’en boire.
A la moindre émotion, je pleure au ciné.
Je ne supporte pas l’injustice, la violence, l’arrogance et l’indifférence.
Je déteste les araignées et les dortoirs.
J’aime les films drôles et profonds comme intouchable.
J’aime les personnes inspirantes, engagées et créatives.
Je peux me sentir vite abandonnée.
Je suis biographe pour particulier et donc dans la précarité.
J’aime le soleil du soir qui me calme.
J’aime l’odeur de la nature après la pluie

1/. Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer un blog ?
L’envie d’écrire et de partager

2/. Quel est ton plus beau souvenir de voyage?

Le jour où je suis arrivée dans un village au Togo et qu’une grande fête avait été préparée en mon honneur, discours, chant des enfants, danse… une journée inoubliable !

3/. Qu’est ce que tu chantes sous la douche?
Je ne chante pas souvent sous la douche.

4/. Si tu devais ne garder qu’un seul livre dans ta bibliothèque ?

La lumière du monde de Christian Bobin

5/. Dans quelle maison aimerais-tu être réparti(e) à Poudlard?
Griffondor !

6/. Pizza ou Sushis?
Pizza. Pas fan du poisson cru.

7/. Qui inviterais-tu à dîner (personnage vivant ou mort, fictif ou pas) si c’était possible?
Nelson Mandela

8/. Qu’est-ce que tu ferais si tu gagnais au loto?
La question qui tue: je penserais à tous les gens qui sont autour de moi, qui souffrent du manque d’argent et je leur offrirait ce que je peux, je mettrais de l’argent de coté pour que mon fils soit a l’abri du besoin. Je voyagerais tout de suite et partout et je m’engagerais dans des projets . J’achèterais ce dont j’ai envie et besoin en fonction de la somme comme un appartement à Paris. Enfin, j’en sais rien, ça dépend de combien je gagne !
Comme tout le monde ou presque, je me suis posé la question et chaque fois comme c’est le gros pactole, j’arrive jamais au bout de la somme à dépenser…

9/. Quelle a été ta plus belle rencontre?
Mon fils quand il est né.

10/. Devenir sourd(e) ou devenir aveugle?
Euh, sourde, je crois… Enfin non, aucun des deux ! ( voilà la rebelle qui ressurgit ! )

11/. A quel point es-tu accro au chocolat? (oui c’est une question essentielle)!
Moyennement. Un petit carré noir tous les soirs ou presque… J’arrive à maîtriser dans l’ensemble.

Questions

Ton auteur préféré ?

Si tu étais un arbre, lequel serais-tu ?

Quel pays et culture te fait le plus rêver ?

Si tu devais t’engager pour une cause, laquelle choisirais-tu ?

Dans quelle ville Française aimerais-tu vivre ?

Si tu étais présidente de la République, quelle mesure prendrais-tu en premier ?

Un des plus beaux moments de ta vie ?

Ton chanteur ou chanteuse préféré ?

Ta plus grande qualité ?

Ton plus grand rêve ?

Ton plat ou ta cuisine préférée ?

Les nominés

Fleur de coton : https://fleurdeflocons.wordpress.com

La cacahouète cosmique : https://lacacahouetecosmique.wordpress.com
Couleur café : http://www.couleurcafe.pro
Dounia-Joy : http://douniajoy.com
Latsmosphériquemariekleber : https://latmospheriquemariekleber.wordpress.com
Floraauplaysplat : https://floraauplatpays.wordpress.com
Bleu lavande : https://revebleulavande.wordpress.com

Ptite Delph : https://tourbillonsetbonheurs.net

Miss pèle mêle : https://pellemele.wordpress.com

Elle a 40 ans : https://ellea40ans.com

Les fantômes du passé et ma réinscription au Master des métiers de l’écriture

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Y’a les fantômes du passé qui me pourchassent ! je vous explique.

L’an dernier j’ai candidaté à un Master des métiers de l’écriture à Toulouse. Je n’ai pas pris la mesure de la difficulté. En fait, un peu plus de 100 demandes pour 20 places. J’ai pas été sélectionné. Pourtant, j’avais choisi mes meilleurs textes, j’avais mis le paquet… Dans mon malheur, j’ai eu la chance après une erreur de la part de la responsable de pouvoir échanger avec elle et elle m’a conseillé de me représenter en me disant que ma place était avec eux… waouh… c’est pas mal déjà, mais ça ressemble fort à ces lettres de refus de manuscrit que j’ai reçu à plusieurs reprises ou l’on m’encourageait, mais bon ailleurs…
En fait, j’ai pris conscience que dans le domaine de l’écriture (et ailleurs ), je suis toujours à la limite, au bord, et ça me fatigue ! On me dit « tu écris bien, mais… ». Mais quoi ? Et bien après réflexion je crois que c’est « mais, je manque de confiance en moi » et ça se ressent d’une manière ou d’une autre… J’y crois pas vraiment, je me dévalorise !

C’est un rêve, un défi pour moi de reprendre mes études à mon âge pour faire enfin ce que j’aime sachant que mon parcours d’études a été quelque peu chaotique. C’est l’occasion de sortir de cette dévalorisation liée à mon adolescence infernale et fragile avec une mère dépressive, et un père absent. A quoi bon faire des études quand ceux que tu vois et sont censés être ton modèle sont en vrac ? Je vous livre ce que j’ai écrit à ce sujet il y a déjà un bon moment :

« J’avais entre quatorze et dix-neuf ans et c’est emmitouflée dans un gant de crin que j’abordais cette escalade périlleuse.Terminées les études. Echec. A quoi bon ! Mes rêves de grandeur, mes rêves artistiques venaient de rejoindre les oubliettes du château. Ils étaient déjà secs. Devant, tout résistait, j’avais raté les marches sur lesquelles j’essaye d’avancer aujourd’hui. La beauté avait chuté dans le magma bouillonnant du “no futur”… Impossible de grimper par cet escalier miné qui sans aucun doute me conduirait sur les mêmes plateaux ingrats que ceux investis par ma mère. Rien… Il n’y avait rien devant ! Juste ce « non » qui clignotait comme mille sirènes de voiture de police à la poursuite d’un dangereux malfaiteur. Ce « non » plus que tout voulait se dire, s’écrire sur cet immense mur de la vie qui s’élevait face à moi. Ce « non » à la femme dépouillée d’elle-même qui gisait tout là-haut dans le miroir du futur. Ce « non » qui, je le comprends ce soir, porte en lui tout le sens de cet écrit »

Vous voyez l’affaire, pas simple !

Mais, j’ai fait un bon bout de chemin depuis en me hissant à Bac + 3, alors que je n’avais rien… et en devenant biographe. Pourtant, je veux aller plus loin, gommer l’histoire sombre, me prouver à moi-même que je suis capable. Je veux apprendre et entrer dans le monde de l’écrit, ouvrir portes et fenêtres en grand et voir ce que je peux donner… C’est ma priorité ! Et je n’ai plus trop de temps… Biographies, Blog, je veux pousser plus loin et arriver à en vivre (ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui)

Et j’observe que cette année en me penchant à nouveau sur le dossier de sélection pour le Master qui est assez conséquent, j’ai plein de pensées polluantes qui m’obsèdent. Les fantômes du passé me harcèlent !

  • Mais c’est à 200 bornes de chez toi et même si tu as des amis à Toulouse, tu ne peux pas les envahir et si tu dois payer pour être hébergé, ça va devenir dur, dur… Et puis tous ces allers et retours chaque semaine vont t’épuiser.
  • Le niveau est trop haut pour toi, ils ne prennent que les meilleurs et tu vas te trouver avec des jeunes (moi qui ne suis plus jeune) et tu ne suivras pas !
  • Tu n’auras pas l’énergie de faire le travail en plus qui te sera demandé.
  • Et comment vas-tu faire pour continuer à t’occuper du petit/grand qui sera probablement à Paris pour commencer une école d’ingé tandis que toi tu courras dans tous les sens entre Toulouse, Paris et Perpignan ? Fini les petits plats « bio » de maman, bonjour la « malbouffe » et l’éloignement.
  • Et lolo (lolo c’est le fidèle compagnon) que va-t-il faire tout seul à Perpignan en t’attendant ?

Ouais, je sais c’est nul ! Ils se jettent sur moi ces fantômes, ils s’agrippent de partout, me collent à la peau… Et je me dis dans ces conditions, c’est « mort », il va encore y avoir un problème et je ne serais pas prise, puisque dans le fond, y’a tous ces empêchements qui me collent aux basques et qui me tirent en arrière ou plutôt au fond…

Et tout ça, c’est irrationnel !

Que faire ? je me suis dit que la première chose était déjà de les nommer ces fantômes, clairement, au lieu de les laisser gesticuler tranquillement sans vraiment savoir qui ils sont et ce qu’ils veulent. Là, ils sont repérés… ils ne peuvent plus se cacher. Ensuite, ben je ne sais pas trop… peut-être les repousser en plaçant devant chacun d’eux un petit ange qui balancera un argument contraire…

  • Ok, c’est à 200 bornes, bon, c’est pas si loin… 2 heures en blablacar . Oui, ça va peut- être me fatiguer un peu, mais en même temps je vais rencontrer plein de gens durant ces voyages et puis j’aime bouger, j’ai même la bougeotte. Bon ces dernières années étaient plutôt tranquilles, en freelance cool. Il faudra que je me réhabitue à un rythme un peu plus chaud, mais ça doit quand même être faisable non ?
  • Le niveau. Je sais que la sélection est terrible par manque de places. Donc comme il demande d’écrire une nouvelle et éventuellement de joindre des extraits de travaux réalisés, on se retrouve avec des gens qui écrivent bien, voire très bien. En même temps, c’est un défi, si je n’y arrive pas, je me casse, c’est tout
  • La même chose pour le temps des « devoirs ». J’essaye, si je n’y arrive pas, ben tant pis, je lâche ! (Mum… c’est pas un peu défaitiste ça ?). Je n’ai pas absolument besoin de ce diplôme, je veux surtout me former et faire basculer mon histoire ailleurs, du côté pile, et prendre contact avec ce monde de l’écriture. Si je l’ai, je serais fière et heureuse, mais sinon, ça ne changera pas grand-chose.
  • Mon petit grand qui fait ses études et qui veut remonter à Paris. Ben, il est grand plus que petit et y’a que moi qui ai peur, lui nom !
  • Et le Lolo, ben il se débrouillera.

Na ! vous croyez que ça suffit pour éloigner les fantômes ?

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Mais pour pour qui on va voter ?

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Question récurrente en ces temps agités de la présidentielle.

Bon, j’ai pas l’impression que ça soit trop en vogue de parler politique dans les blogs mais voilà y’a un truc qui m’a traversé et je ne peux pas résister. Je ne veux ni convaincre, ni énerver personne, juste je partage un coup de colère !

Y’a un truc qui m’énerve un peu en ce moment. Dès que tu dis que tu vas voter pour un homme de gauche, un vrai quoi, un humaniste, un de ceux qui veulent changer la vie, améliorer la santé, l’éducation, partager les richesses, le travail, donner un revenu universel, mettre le bio à l’honneur dans les cantines de nos enfants au lieu de les empoisonner, se lever contre les lobbys, les multinationales qui pourrissent notre santé, notre avenir, faire participer les gens, mettre plus de démocratie en créant une 6ème république, un 49,3 citoyens, une assemblée constituante, accueillir les migrants décemment, on te répond, c’est irréaliste, c’est utopique… Je ne parle pas de ceux qui n’ont jamais eu le coeur à gauche non, je parle des gens de gauche justement !

Grrrrrrrrrrrr..… Et ça m’agace !

Je comprends, oui, je comprends le ras le bol, les déceptions successives, les séquences mauvaises series et costard à 50 000 euros… je comprends… mais J’en conclus donc qu’être de gauche aujourd’hui est devenu utopique et qu’être utopiste est un problème !
Pourtant, c’est l’utopie même qui fait avancer le monde depuis toujours, sans elle on n’aurait pas dépassé le stade de la préhistoire et encore… c’est par l’utopie que l’on avance, que les avions volent, que l’on ne meurt plus d’une simple infection, qu’on a un téléphone portable, de la lumière, des fours pour cuisiner, des sèche-cheveux, des baguettes de pain, des baignoires, que l’on peut se déplacer autrement qu’a pied… Sans rêve, sans utopie, on recule, on crève même !
Tout ce qui existe a commencé à partir d’un rêve qui paraissait au premier abord impossible à atteindre et maintenant tu viens me dire que recruter des profs, des infirmières, que donner les moyens à tout le monde de subvenir à ses besoins primaires, se loger, se nourrir, aider son prochain, c’est pas raisonnable !

Ce qui ne serait pas utopique serait donc la maltraitance et la malveillance. Laisser des classes surchargées, les migrants à la rue, à la mer même, laisser les infirmières se suicider, la planète crever sous le poids des billets de banque, installer des repris de justice au pouvoir, accepter de nous soumettre à la dictature des multinationales et des banques, donner tout notre pognon aux « gros » et attendre en vain qu’ils nous redistribuent les miettes, accepter que la gauche c’est ça finalement. C’est ça qui est raisonnable et pas utopique ?

Eh bien, mes amis, nos ainées doivent se retourner dans leur tombe… Ceux qui ont lutté, qui ont obtenu les congés payés, la sécurité sociale, le vote des femmes, et plus tard le RMI, la fin de la peine de mort, les 35 heures…

Mandela disait : « c’était impossible jusqu’à ce que cela ce produise » et on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir réussi lui au moins. Qui aurait pu croire qu’après 23 ans de prison, de sévices, cet homme allait pardonner au blanc et travailler pour la réconciliation, qui aurait pu croire ça ?

Réveillez-vous mes amis… Je parle bien de ceux qui aspirent à une vie meilleure pour tous, pour les autres, peut-être qu’un jour ils comprendront qu’ils ne seront jamais heureux en entassant, en amassant toujours plus, qu’ils ne seront pas heureux tant qu’un seul être humain sera encore sans pain ni eau, tant qu’une seule guerre sera encore active…

Retrouvons la force de notre idéal, de nos convictions profondes. L’histoire commence tout juste, ce n’est pas la fin mais le début, tout est à construire !

Moi, je sais pour qui je vais voter, ma seule hésitation sera entre Mr Mélenchon, homme de coeur et de conviction et Mr Hamon, des hommes de gauche, humanistes, qui sont prêt à nous redonner notre pouvoir de décision. Ce que j’aimerais encore plus, c’est qu’ils soient ensemble, mais bon ça m’a l’air compliqué cette affaire ! Certes, ils ne sont pas parfaits, l’un empêtré dans ses histoires de parti qu’il n’arrive pas à lâcher et l’autre un peu vieillot dans ses points de vue et parfois un peu trop agité à mon gout, mais ils ont le mérite d’être là, dans cette campagne et de défendre des valeurs humanistes alors regardons-les, écoutons-les…
Voter blanc, ben ouais super, mais ça sert à rien et ça laisse la place à la Macronite et à la Lepenite aiguë qui se propage à toute allure…

Et s’ils nous trahissent à nouveau ? Peut-être que je me trompe, que je suis naïve, mais je ne crois pas que cela soit dans leurs intentions. Après, inverser le cour des évènements aujourd’hui, c’est pas simple. Ce ne sont pas des hommes providentiels. J’avoue, ils auront besoin de nous pour réussir, de notre soutien… Ca ne sera pas idéal mais on pourra résister un peu plus, inverser la tendance, un peu…Beaucoup….peut-être… Aujourd’hui sans le peuple, rien n’est possible !

Voilà. Un petit coup de colère, ça fait du bien de temps en temps ! Je sais il est pas drôle mon article, et ben tant pis… Dans mon coeur circule un vent de révolte, de celle qui habitait mes arrière-grands-parents qui ont abimés leur vies dans les mines à et l’usine et je n’ai pas envie de les trahir en regardant ailleurs sous prétexte que je n’y crois plus !
Eux n’avaient pas le loisir d’y croire ou pas…

Et puis ne plus croire en personne, c’est aussi ne plus croire en nous, en notre capacité à réagir.