En avant pour la fête des fleurs de Gérone en Catalogne Espagnole

Un peu de légèreté pour aujourd’hui. Je suis dans un moment plutôt compliqué et je ressens le besoin de légèreté.

C’est donc avec plaisir que je partage mon escapade à la fête des fleurs de Gérone en Espagne. Si vous avez quelques jours à prendre en mai, n’hésitez pas un instant. Cette manifestation qui dure une semaine gagne à être connue. L’accès à la ville de Gérone est très facile. Y’a un aéroport plein de vols low Coast, le train, les bus, bref tout ce qu’il faut…

J’ai découvert la fête des fleurs l’an dernier et ce fut un vrai délice. J’ai donc décidé d’y retourner chaque année sachant que j’habite à une heure en voiture, ça aide !

Pendant une semaine la ville de Gérone se recouvre et se pare d’un tapis de fleur qui se décline sous toutes les formes et couleurs. Un enchantement !
Des créations artistiques tapissent les patios, mettent en valeurs les monuments, habillent rues et ruelles…un festival de couleurs !

Cet année semblait plutôt Japonisante avec des créations d’art floral, des bonsaïs, de la simplicité et des japonaises dans les rues avec des ombrelles…

On en prend plein les yeux !

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DSC00871DSC00970DSC00969DSC00865Photo : lolodesbo

Rencontre

Aujourd’hui je vous partage un texte écrit il y a déjà un moment et que je pense présenter dans mon dossier de candidature au Master des métiers de l’écriture. Le sujet étant : Une rencontre.

J’aimerais avoir voir avis.

 

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Je le retrouve…

Je le retrouve comme on retrouve le vieux meuble ancien dans le grenier des grands-parents. Celui qui, sculpté par l’arrière-grand-père habitait nos rêves depuis toujours, que l’on croyait perdu à jamais, qui porte les marques d’une absence trop longtemps ensevelie…
Celui qui diffuse le nectar d’un temps où je jouais encore dans les clairières de la vie avec la certitude qu’il suffisait d’être né pour que le bonheur soit bien calé au fond de soi…. Contrairement à l’artisan des profondeurs, il est de mon village natal intérieur, de ma tribu du dedans.
Abasourdie, chavirée, démantelée… Je cherche à éviter ces retrouvailles. Après tout, il n’est qu’un simple visiteur de plus qui se pose au chevet de ma vie comme l’oiseau s’arrête un moment sur le bord de la fenêtre…
J’entre en résistance avec le parfum du sens. Je lutte pour faire taire l’étincelant, la mélodie précieuse…

Accepter le présent que l’on a soi-même demandé quand il arrive, la belle affaire, c’est la merde ! Pas prévu au programme de surface, aucune référence. Au début, on erre dans le cosmos, le no man’s land de la frontière entre deux mondes. D’un coté le nouveau paysage. On l’a tellement voulu, comment lui tourner le dos si facilement même s’il semble nous effrayer de son désert de repère ? On sent son relief gourmand, son impact profond, percutant.
D’un autre l’ancien. Il fait parfois un « boucan d’enfer » comme dirait l’ami Renaud. Il cherche le moindre interstice dans lequel il pourra s’engouffrer. Evidemment, il ne veut pas dépérir. Il résiste, il nous ramène sans cesse vers les galaxies enchaînantes et toxiques de la poursuite du plaisir immédiat et primitif. Il retient, mais il n’est que poussière d’étoiles. Aucune consistance. Tu le touches du petit doigt et il se désintègre instantanément…
Face à ce cadeau, je peux donc l’accepter ou regarder ailleurs… Choisir l’incertitude, entrer dans la sagesse du temps, la crispation du doute, attendre que la raison piétine tout ou que le cœur soit en urgence.

Ma décision est prise…
J’entre… Comme les cailloux de la rivière face au flot, je lâche… j’abandonne l’espoir tout noir de retenir le flux qui sans aucun doute est bien plus puissant que moi. J’accepte la place à laquelle il vient de se poser. Celle de l’homme qui attend la femme…
Elle était restée vide attendant patiemment son invité. C’est une des meilleures de toutes, juste au-dessous du dernier rayon de soleil des soirs d’été qui apaise le feu du jour, ouvre le passage vers la douceur étoilée des nuits chaudes, vers la force tranquille du crépuscule quand la journée a été dense…
La place qui libère le sens…
J’entre dans le vertige quasi incroyable que m’inspire cette rencontre.
Ainsi, je fais le choix de la pilule rouge, celle qui sort de la matrice. De la haute voltige, cher et tendre voyageur interstellaire…
Ce choix réactivera inévitablement les mémoires effacées du disque dur depuis longtemps. Les fichiers pourtant imprimés, mais saccagés par l’ignorance des hommes et des femmes qui ouvrirent mes premières blessures. On ne peut pas en faire l’économie…
L’amour nous ramène toujours aux premières écritures. Dans la beauté des pleins et des déliés, dans la chute de la rature.
Je peux tout et je ne veux rien pouvoir pour lui !
Aimer, donner, réparer est ma liberté, mon choix et ne dépend que de moi. Pas un choix n’est meilleur que l’autre. Il est celui que nous devons faire dans le moment pour apprendre à accepter le silence incandescent qui libère l’astre mort et ouvre la porte sur la nouvelle galaxie.

IL est là au cœur du cœur de ma vie et je ne sais pas grand-chose de ce qui anime ma marche vers lui en ce jour si particulier. Si, je sais, un tout petit peu…
Je sais que quelque chose en lui veut naître, se trouver… Il veut changer sa vie depuis l’intérieur dit-il ?
Je sais que je suis dans l’accomplissement de cette grande œuvre et qu’il l’a senti…
Il me semble qu’il a surtout besoin comme moi, de lui, de se rendre à lui-même. De sentir la note juste, l’accord parfait entraînant son chant. Pas celui de l’autre…
S’il savait comme je sais trop bien la délicatesse de la tache quand la partition a été souillée…
On n’y voit plus rien…
Nous avons offert dans un temps reculé, à ceux que nous croyons être les nôtres, l’original pour qu’il nous aide à décrypter le son sacré. Et quand nous avons voulu reprendre l’or de nous-mêmes, nous n’avons retrouvé qu’un vieux bout de papier mité, gribouillé, abandonné aux intempéries. Comment rejoindre la trace dans de telles conditions ?
Pourtant, elle est là, attendant patiemment l’invention de la potion subtile qui sans rien gommer fera apparaître d’abord le contour puis le centre de nous-mêmes. Nos vies n’ont pour seule mission que de regagner les berges de nos rêves grands et profonds…

J’effleure l’image que nous pourrions ensemble, nous accompagner, apprendre à entendre nos voix respectives… Ces toutes petites voix perdues dans nos immensités qui se rejoignent. Et le même vaisseau sur lequel nous errons depuis l’embarquement fœtal, devient pour moi, sous la lumière de notre rencontre, une plate-forme intergalactique ouvrant sur des espaces infiniment grands.
Les portes verrouillées de l’univers se dérobent…
Est-ce un leurre, une chimère, une illusion d’optique ?
Tout va si vite… Les étoiles défilent à une allure vertigineuse et chaque instant qui passe, l’atome en fusion devient plus compact.
Me revient Matrix. Morphéus disant à Néo : « Ce n’est pas parce que tu le crois, mais parce que tu le sais »…
Oui, je le sais… Je ne l’ai jamais su autant qu’aujourd’hui… Je ne peux plus laisser le doute assombrir la moindre de mes cellules vivantes. Je sais qu’à ses côtés, dans cette cabane tout en haut du grand arbre, je viens de franchir le mur du son, de dépasser la vitesse de la lumière… Derrière, reste les vestiges de l’obscur, les Voldemort de la conscience : l’enfant, l’adolescente, l’embryon de femme soumise au silence de son immensité…
Je viens d’arrimer mon vaisseau sur la planète orange, celle de notre maître. L’autre plan nous dit-il. Au moment où je m’y attendais le moins, où l’épuisement était à son point culminant. La traversée a été longue et périlleuse. Je n’ai pas l’illusion de croire que c’est la dernière, mais à l’instant où je pose pied-à-terre, je comprends l’évidence : rien ne pouvait être différent. La pluie de météorites antérieure à cet instant devient ballet d’étoiles filantes. Elle avait sa place elle aussi…
Il a ouvert son cockpit pour lancer un message dans l’univers. Moi aussi. Ils se sont percutés en vol puis retombent à nos pieds. Un cadeau si magnifique qu’il me permet d’accoster sur ce sol d’abondance, de capter le signal de la certitude. La voûte céleste est limpide.
Je ne connais pas ce paysage qui ne s’embarrasse pas des résidus, des rôles mal joués, des surfaces aiguisées. Seule l’intériorité capte mes sens.
Naïve, altérée la dame par ce tourbillon lunaire, cet envol sidéral ?
Non, ça, ça ne marche pas non plus. La lucidité est à son zénith. Je n’ai plus peur de m’affronter, de me cogner aux portes scellées, de frustrer ma demande, d’entrer dans le gouffre comme dans la lumière de l’autre, de me perdre…
Je n’ai plus peur de moi donc de l’autre…
Je me délecte de chaque nouvelle donnée extérieure, qu’elle appelle le brillant ou le mat, je l’écoute, la caresse et l’accueil.
Pour demain, je sais que si ce n’est pas lui, ça sera l’autre celui qui était juste avant ou juste après lors de l’embarquement. Le passage est ouvert. Sous son regard d’homme, la femme est née et quoi qu’il en soit, il en est et en restera l’artisan fou…

Qu’en pensez-vous ?

Dimanche, j’irais…

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Plusieurs de vos articles m’ont retourné les tripes et convaincu d’y aller… Ce n’était pas gagné, j’étais en colère et je le suis encore, mais ma position a évolué. Et puis ce débat, cette femme qui sent les bas-fonds putrides me donne envie de vomir. C’est promis, c’est mon dernier article politique, j’ai envie d’autre chose, cette énergie ne me plait pas ! Mais dimanche, j’irais…

J’irais pour la fille d’une de notre amie blogueuse ( la carne )
J’irais pour les droits des femmes, de mes ami(e)s homosexuels et des minorités. Oui, on sait quelle place sera accordée à ces gens-là sous la Le Pen Family.
J’irais pour les migrants qui fuient les bombes et auxquels on refuse même de donner à manger à Calais [oui, oui un reportage sur Arte montre les CRS empêchant les quelques migrants qui restent dans des conditions terribles de récupérer les repas que des associations leur apportent et même d’aller prendre des douches]. Que fera-t-elle ? Elle les rejettera à la mer ?
J’irais pour tous mes amis étrangers qui vivent en France, en outre-mer et en Afrique et qui en 2002 quand Le Pen le vieux est passé au premier tour m’ont engueulé d’être chez eux au lieu d’avoir voté…
J’irais pour tous les enfants et petits-enfants du monde, quel que soit leurs couleurs afin qu’ils puissent prendre la relève un jour et s’indigner…
J’irais pour que notre belle Europe, celle des peuples, des rencontres et de l’amitié ne se ratatine pas… la fermeture et le repli n’ont jamais fait partie de mes aspirations. J’aime le monde, les autres et la diversité.
J’irais pour ne pas sombrer dans le désespoir le soir du 2ème tour en voyant la peste blonde surgir du néant et anéantir tous nos rêves en un instant.
J’irais pour éviter la guerre, la peur, la violence, la terreur et l’ordre fasciste. Il n’y a qu’à regarder comment se comportent le FN et ses soutiens dans une ville comme Béziers. Comment soudain ces gens-là se sentent légitimes de balancer leur immondices sur les autres sans restriction. Je pense également aux 50% de soutien de la police au FN. Que se passera- il quand les fauves seront lâchés à l’assaut de notre jeunesse dans les manifs, dans les quartiers ?
J’irais pour pouvoir continuer toutes les luttes dès le lendemain. Il se pourrait bien que le droit de grève et de manif soit remis en question. La peste blonde n’a jamais de sa vie ni de celle de son père et de sa nièce défendu les grévistes, bien au contraire…
J’irais pour la culture et les artistes. J’ai entendu la jeune peste blonde dire que le statut d’intermittent était la cause de tous les problèmes de l’assurance chômage et qu’il fallait l’abroger et moi j’aime l’art et les artistes, ils sont le beau, le soleil, l’éclatant… sans eux le monde serait mort !

J’irais pour défendre la liberté, l’égalité, la fraternité et la paix.

Mais ne me demandez pas plus ! Ne me demandez pas de soutenir le jeune loup aux dents longues et ses amis qui ont installé cette catastrophe. Ne me demandez pas de soutenir l’Europe du fric et des banques responsable de la pauvreté et de la misère. Ne me demandez pas de soutenir la non-prise en compte des graves questions écologique. Comme disait Hamon « On peut toujours discuter avec les banques, pas avec la planète ». Ne me demandez pas de soutenir celui qui comme l’a dit cette fois JLM veut tous nous transformer en « start up ».
Nous ne sommes pas des « starts up » ni des billets de banque, nous sommes des êtres humains pleins de couleurs, d’amitié, d’amour, de tendresse qui demandons juste à pouvoir vivre, créer, travailler décemment !

J’irais…

On a voté, pleuré ou dansé

 

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Voilà, c’est fait, on a pleuré, on a dansé, on a regretté, hier soir à l’annonce des résultats mais c’en est finit de ce premier tour si stressant…

Moi, j’ai pas pleuré mais j’étais pas loin ! Pour ne pas sombrer, j’ai bouffé du chocolat, je me suis dit instantanément qu’on avait évité le corrompu mais franchement ça ne m’a pas consolé plus que ça. Et je me suis encore dit que la gauche, j’entends la vraie gauche, avait quand même fait un beau score… Le tribun et sa France insoumise ont été bon quoi qu’on en pense.

Mouais… Bof…Un mauvais gout est resté tout au fond.

Je ne pensais pas que tant de mes amis de gauche allait voter pour le jeune loup aux dents longues et sa blonde. L’ admirateur des multinationales et des banquiers qui va sauver la France ! Une sorte de superman qui à débarqué il y a peu dans notre paysage.
Ils ont sans doute cru qu’il était de gauche, jeune, je ne sais quoi d’autres…Bon en même temps, si tu ne t’intéresses pas à la politique plus que ça, la confusion pouvait s’entendre. Donc dans quelques mois et peut être moins, à priori mes amis comprendrons qu’ils ont voté pour un homme de droite et regretteront. Quand il aura fait passer toutes ses mesures libérales au 49,3 cet été pour éviter les conflits sociaux, ils se réveilleront à la rentrée mes amis, et la déception sera grande… Mais il restera encore 5 ans moins 3 mois.
Je comprends mal comment on peut être de gauche ou pour le progrès social et voter pour lui ! C’est un mystère que certains pourront peut-être m’expliquer. Pour moi, c’est un homme creux, un brouillard, une illusion, un voile…

Je ne vous en veux pas, je sais la confusion qui règne, la peur, l’hésitation, la manipulation médiatique.

Vous savez quoi, ce matin, les marchés financier s’envolent… Ils sont en forme, ils dansent et chantent, ceux qui ont mit le monde plus bas que terre et qui vont pouvoir continuer avec délectation. Jusqu’à quand ?

Ca c’est le premier point. Je ne comprends, pour le coup, pas du tout, comment on peut être intelligent, gentil, sympathique et ne pas fuir devant la « peste blonde » comme dirait Manu Lods, un ami chanteur, dans l’une des ses chanson. Ca me dépasse ! Comment peut-on ne pas sentir ce vent de haine qui balaye chacun de ses discours. Cette femme respire l’ombre, les bas-fonds, les labyrinthes, les parkings la nuit sans lumière, les fonds de cales…

J’ai du mal et pourtant…

J’ai aussi vu pendant des mois, des jeunes, des gens, des amis qui avait perdu tout espoir se relever, se bouger pour une France meilleure, plus juste. Une force en chemin ( j’ai faillit mettre « en marche » ) qui ne s’arrêtera pas ! J’ai entendu des idées nouvelle se propager, être discuté, décortiqué, de belles idées toutes neuves. Ce sont eux qui m’ont donné envie de soutenir leur mouvement.

La France n’est plus la même…

Notre pays s’est levé et je ne crois pas qu’il va se rassoir facilement, les nuits debout vont être longue…

Liebster Award.

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Bon, j’ai été dominée pour le liebster Award. C’est la première fois qu’il m’arrive un truc pareil dans ma vie ! En général, je ne suis pas la reine de ce genre de chose mais là y’a quand même un peu de contenu, donc pour ne pas jouer les rebelles chieuse, j’accepte et je remercie « le petit crayon » ( https://lepetitcrayonblog.wordpress.com ) pour sa nomination.

La règle du jeu est très simple: Dire 11 choses sur soi, Répondre aux 11 questions de la personne qui nous a nominé, éécrire 11 nouvelles questions et nominer à son tour 11 blogs tout en prévenant les parties concernées une fois la tâche effectuée!
11 choses sur moi

Je suis une maman poule et inquiète qui suis en train de vivre le premier chagrin d’amour du grand/petit et c’est dur, dur.
J’aime le café et mon ostéo veut que j’arrête d’en boire.
A la moindre émotion, je pleure au ciné.
Je ne supporte pas l’injustice, la violence, l’arrogance et l’indifférence.
Je déteste les araignées et les dortoirs.
J’aime les films drôles et profonds comme intouchable.
J’aime les personnes inspirantes, engagées et créatives.
Je peux me sentir vite abandonnée.
Je suis biographe pour particulier et donc dans la précarité.
J’aime le soleil du soir qui me calme.
J’aime l’odeur de la nature après la pluie

1/. Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer un blog ?
L’envie d’écrire et de partager

2/. Quel est ton plus beau souvenir de voyage?

Le jour où je suis arrivée dans un village au Togo et qu’une grande fête avait été préparée en mon honneur, discours, chant des enfants, danse… une journée inoubliable !

3/. Qu’est ce que tu chantes sous la douche?
Je ne chante pas souvent sous la douche.

4/. Si tu devais ne garder qu’un seul livre dans ta bibliothèque ?

La lumière du monde de Christian Bobin

5/. Dans quelle maison aimerais-tu être réparti(e) à Poudlard?
Griffondor !

6/. Pizza ou Sushis?
Pizza. Pas fan du poisson cru.

7/. Qui inviterais-tu à dîner (personnage vivant ou mort, fictif ou pas) si c’était possible?
Nelson Mandela

8/. Qu’est-ce que tu ferais si tu gagnais au loto?
La question qui tue: je penserais à tous les gens qui sont autour de moi, qui souffrent du manque d’argent et je leur offrirait ce que je peux, je mettrais de l’argent de coté pour que mon fils soit a l’abri du besoin. Je voyagerais tout de suite et partout et je m’engagerais dans des projets . J’achèterais ce dont j’ai envie et besoin en fonction de la somme comme un appartement à Paris. Enfin, j’en sais rien, ça dépend de combien je gagne !
Comme tout le monde ou presque, je me suis posé la question et chaque fois comme c’est le gros pactole, j’arrive jamais au bout de la somme à dépenser…

9/. Quelle a été ta plus belle rencontre?
Mon fils quand il est né.

10/. Devenir sourd(e) ou devenir aveugle?
Euh, sourde, je crois… Enfin non, aucun des deux ! ( voilà la rebelle qui ressurgit ! )

11/. A quel point es-tu accro au chocolat? (oui c’est une question essentielle)!
Moyennement. Un petit carré noir tous les soirs ou presque… J’arrive à maîtriser dans l’ensemble.

Questions

Ton auteur préféré ?

Si tu étais un arbre, lequel serais-tu ?

Quel pays et culture te fait le plus rêver ?

Si tu devais t’engager pour une cause, laquelle choisirais-tu ?

Dans quelle ville Française aimerais-tu vivre ?

Si tu étais présidente de la République, quelle mesure prendrais-tu en premier ?

Un des plus beaux moments de ta vie ?

Ton chanteur ou chanteuse préféré ?

Ta plus grande qualité ?

Ton plus grand rêve ?

Ton plat ou ta cuisine préférée ?

Les nominés

Fleur de coton : https://fleurdeflocons.wordpress.com

La cacahouète cosmique : https://lacacahouetecosmique.wordpress.com
Couleur café : http://www.couleurcafe.pro
Dounia-Joy : http://douniajoy.com
Latsmosphériquemariekleber : https://latmospheriquemariekleber.wordpress.com
Floraauplaysplat : https://floraauplatpays.wordpress.com
Bleu lavande : https://revebleulavande.wordpress.com

Ptite Delph : https://tourbillonsetbonheurs.net

Miss pèle mêle : https://pellemele.wordpress.com

Elle a 40 ans : https://ellea40ans.com

Les fantômes du passé et ma réinscription au Master des métiers de l’écriture

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Y’a les fantômes du passé qui me pourchassent ! je vous explique.

L’an dernier j’ai candidaté à un Master des métiers de l’écriture à Toulouse. Je n’ai pas pris la mesure de la difficulté. En fait, un peu plus de 100 demandes pour 20 places. J’ai pas été sélectionné. Pourtant, j’avais choisi mes meilleurs textes, j’avais mis le paquet… Dans mon malheur, j’ai eu la chance après une erreur de la part de la responsable de pouvoir échanger avec elle et elle m’a conseillé de me représenter en me disant que ma place était avec eux… waouh… c’est pas mal déjà, mais ça ressemble fort à ces lettres de refus de manuscrit que j’ai reçu à plusieurs reprises ou l’on m’encourageait, mais bon ailleurs…
En fait, j’ai pris conscience que dans le domaine de l’écriture (et ailleurs ), je suis toujours à la limite, au bord, et ça me fatigue ! On me dit « tu écris bien, mais… ». Mais quoi ? Et bien après réflexion je crois que c’est « mais, je manque de confiance en moi » et ça se ressent d’une manière ou d’une autre… J’y crois pas vraiment, je me dévalorise !

C’est un rêve, un défi pour moi de reprendre mes études à mon âge pour faire enfin ce que j’aime sachant que mon parcours d’études a été quelque peu chaotique. C’est l’occasion de sortir de cette dévalorisation liée à mon adolescence infernale et fragile avec une mère dépressive, et un père absent. A quoi bon faire des études quand ceux que tu vois et sont censés être ton modèle sont en vrac ? Je vous livre ce que j’ai écrit à ce sujet il y a déjà un bon moment :

« J’avais entre quatorze et dix-neuf ans et c’est emmitouflée dans un gant de crin que j’abordais cette escalade périlleuse.Terminées les études. Echec. A quoi bon ! Mes rêves de grandeur, mes rêves artistiques venaient de rejoindre les oubliettes du château. Ils étaient déjà secs. Devant, tout résistait, j’avais raté les marches sur lesquelles j’essaye d’avancer aujourd’hui. La beauté avait chuté dans le magma bouillonnant du “no futur”… Impossible de grimper par cet escalier miné qui sans aucun doute me conduirait sur les mêmes plateaux ingrats que ceux investis par ma mère. Rien… Il n’y avait rien devant ! Juste ce « non » qui clignotait comme mille sirènes de voiture de police à la poursuite d’un dangereux malfaiteur. Ce « non » plus que tout voulait se dire, s’écrire sur cet immense mur de la vie qui s’élevait face à moi. Ce « non » à la femme dépouillée d’elle-même qui gisait tout là-haut dans le miroir du futur. Ce « non » qui, je le comprends ce soir, porte en lui tout le sens de cet écrit »

Vous voyez l’affaire, pas simple !

Mais, j’ai fait un bon bout de chemin depuis en me hissant à Bac + 3, alors que je n’avais rien… et en devenant biographe. Pourtant, je veux aller plus loin, gommer l’histoire sombre, me prouver à moi-même que je suis capable. Je veux apprendre et entrer dans le monde de l’écrit, ouvrir portes et fenêtres en grand et voir ce que je peux donner… C’est ma priorité ! Et je n’ai plus trop de temps… Biographies, Blog, je veux pousser plus loin et arriver à en vivre (ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui)

Et j’observe que cette année en me penchant à nouveau sur le dossier de sélection pour le Master qui est assez conséquent, j’ai plein de pensées polluantes qui m’obsèdent. Les fantômes du passé me harcèlent !

  • Mais c’est à 200 bornes de chez toi et même si tu as des amis à Toulouse, tu ne peux pas les envahir et si tu dois payer pour être hébergé, ça va devenir dur, dur… Et puis tous ces allers et retours chaque semaine vont t’épuiser.
  • Le niveau est trop haut pour toi, ils ne prennent que les meilleurs et tu vas te trouver avec des jeunes (moi qui ne suis plus jeune) et tu ne suivras pas !
  • Tu n’auras pas l’énergie de faire le travail en plus qui te sera demandé.
  • Et comment vas-tu faire pour continuer à t’occuper du petit/grand qui sera probablement à Paris pour commencer une école d’ingé tandis que toi tu courras dans tous les sens entre Toulouse, Paris et Perpignan ? Fini les petits plats « bio » de maman, bonjour la « malbouffe » et l’éloignement.
  • Et lolo (lolo c’est le fidèle compagnon) que va-t-il faire tout seul à Perpignan en t’attendant ?

Ouais, je sais c’est nul ! Ils se jettent sur moi ces fantômes, ils s’agrippent de partout, me collent à la peau… Et je me dis dans ces conditions, c’est « mort », il va encore y avoir un problème et je ne serais pas prise, puisque dans le fond, y’a tous ces empêchements qui me collent aux basques et qui me tirent en arrière ou plutôt au fond…

Et tout ça, c’est irrationnel !

Que faire ? je me suis dit que la première chose était déjà de les nommer ces fantômes, clairement, au lieu de les laisser gesticuler tranquillement sans vraiment savoir qui ils sont et ce qu’ils veulent. Là, ils sont repérés… ils ne peuvent plus se cacher. Ensuite, ben je ne sais pas trop… peut-être les repousser en plaçant devant chacun d’eux un petit ange qui balancera un argument contraire…

  • Ok, c’est à 200 bornes, bon, c’est pas si loin… 2 heures en blablacar . Oui, ça va peut- être me fatiguer un peu, mais en même temps je vais rencontrer plein de gens durant ces voyages et puis j’aime bouger, j’ai même la bougeotte. Bon ces dernières années étaient plutôt tranquilles, en freelance cool. Il faudra que je me réhabitue à un rythme un peu plus chaud, mais ça doit quand même être faisable non ?
  • Le niveau. Je sais que la sélection est terrible par manque de places. Donc comme il demande d’écrire une nouvelle et éventuellement de joindre des extraits de travaux réalisés, on se retrouve avec des gens qui écrivent bien, voire très bien. En même temps, c’est un défi, si je n’y arrive pas, je me casse, c’est tout
  • La même chose pour le temps des « devoirs ». J’essaye, si je n’y arrive pas, ben tant pis, je lâche ! (Mum… c’est pas un peu défaitiste ça ?). Je n’ai pas absolument besoin de ce diplôme, je veux surtout me former et faire basculer mon histoire ailleurs, du côté pile, et prendre contact avec ce monde de l’écriture. Si je l’ai, je serais fière et heureuse, mais sinon, ça ne changera pas grand-chose.
  • Mon petit grand qui fait ses études et qui veut remonter à Paris. Ben, il est grand plus que petit et y’a que moi qui ai peur, lui nom !
  • Et le Lolo, ben il se débrouillera.

Na ! vous croyez que ça suffit pour éloigner les fantômes ?

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Mais pour pour qui on va voter ?

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Question récurrente en ces temps agités de la présidentielle.

Bon, j’ai pas l’impression que ça soit trop en vogue de parler politique dans les blogs mais voilà y’a un truc qui m’a traversé et je ne peux pas résister. Je ne veux ni convaincre, ni énerver personne, juste je partage un coup de colère !

Y’a un truc qui m’énerve un peu en ce moment. Dès que tu dis que tu vas voter pour un homme de gauche, un vrai quoi, un humaniste, un de ceux qui veulent changer la vie, améliorer la santé, l’éducation, partager les richesses, le travail, donner un revenu universel, mettre le bio à l’honneur dans les cantines de nos enfants au lieu de les empoisonner, se lever contre les lobbys, les multinationales qui pourrissent notre santé, notre avenir, faire participer les gens, mettre plus de démocratie en créant une 6ème république, un 49,3 citoyens, une assemblée constituante, accueillir les migrants décemment, on te répond, c’est irréaliste, c’est utopique… Je ne parle pas de ceux qui n’ont jamais eu le coeur à gauche non, je parle des gens de gauche justement !

Grrrrrrrrrrrr..… Et ça m’agace !

Je comprends, oui, je comprends le ras le bol, les déceptions successives, les séquences mauvaises series et costard à 50 000 euros… je comprends… mais J’en conclus donc qu’être de gauche aujourd’hui est devenu utopique et qu’être utopiste est un problème !
Pourtant, c’est l’utopie même qui fait avancer le monde depuis toujours, sans elle on n’aurait pas dépassé le stade de la préhistoire et encore… c’est par l’utopie que l’on avance, que les avions volent, que l’on ne meurt plus d’une simple infection, qu’on a un téléphone portable, de la lumière, des fours pour cuisiner, des sèche-cheveux, des baguettes de pain, des baignoires, que l’on peut se déplacer autrement qu’a pied… Sans rêve, sans utopie, on recule, on crève même !
Tout ce qui existe a commencé à partir d’un rêve qui paraissait au premier abord impossible à atteindre et maintenant tu viens me dire que recruter des profs, des infirmières, que donner les moyens à tout le monde de subvenir à ses besoins primaires, se loger, se nourrir, aider son prochain, c’est pas raisonnable !

Ce qui ne serait pas utopique serait donc la maltraitance et la malveillance. Laisser des classes surchargées, les migrants à la rue, à la mer même, laisser les infirmières se suicider, la planète crever sous le poids des billets de banque, installer des repris de justice au pouvoir, accepter de nous soumettre à la dictature des multinationales et des banques, donner tout notre pognon aux « gros » et attendre en vain qu’ils nous redistribuent les miettes, accepter que la gauche c’est ça finalement. C’est ça qui est raisonnable et pas utopique ?

Eh bien, mes amis, nos ainées doivent se retourner dans leur tombe… Ceux qui ont lutté, qui ont obtenu les congés payés, la sécurité sociale, le vote des femmes, et plus tard le RMI, la fin de la peine de mort, les 35 heures…

Mandela disait : « c’était impossible jusqu’à ce que cela ce produise » et on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir réussi lui au moins. Qui aurait pu croire qu’après 23 ans de prison, de sévices, cet homme allait pardonner au blanc et travailler pour la réconciliation, qui aurait pu croire ça ?

Réveillez-vous mes amis… Je parle bien de ceux qui aspirent à une vie meilleure pour tous, pour les autres, peut-être qu’un jour ils comprendront qu’ils ne seront jamais heureux en entassant, en amassant toujours plus, qu’ils ne seront pas heureux tant qu’un seul être humain sera encore sans pain ni eau, tant qu’une seule guerre sera encore active…

Retrouvons la force de notre idéal, de nos convictions profondes. L’histoire commence tout juste, ce n’est pas la fin mais le début, tout est à construire !

Moi, je sais pour qui je vais voter, ma seule hésitation sera entre Mr Mélenchon, homme de coeur et de conviction et Mr Hamon, des hommes de gauche, humanistes, qui sont prêt à nous redonner notre pouvoir de décision. Ce que j’aimerais encore plus, c’est qu’ils soient ensemble, mais bon ça m’a l’air compliqué cette affaire ! Certes, ils ne sont pas parfaits, l’un empêtré dans ses histoires de parti qu’il n’arrive pas à lâcher et l’autre un peu vieillot dans ses points de vue et parfois un peu trop agité à mon gout, mais ils ont le mérite d’être là, dans cette campagne et de défendre des valeurs humanistes alors regardons-les, écoutons-les…
Voter blanc, ben ouais super, mais ça sert à rien et ça laisse la place à la Macronite et à la Lepenite aiguë qui se propage à toute allure…

Et s’ils nous trahissent à nouveau ? Peut-être que je me trompe, que je suis naïve, mais je ne crois pas que cela soit dans leurs intentions. Après, inverser le cour des évènements aujourd’hui, c’est pas simple. Ce ne sont pas des hommes providentiels. J’avoue, ils auront besoin de nous pour réussir, de notre soutien… Ca ne sera pas idéal mais on pourra résister un peu plus, inverser la tendance, un peu…Beaucoup….peut-être… Aujourd’hui sans le peuple, rien n’est possible !

Voilà. Un petit coup de colère, ça fait du bien de temps en temps ! Je sais il est pas drôle mon article, et ben tant pis… Dans mon coeur circule un vent de révolte, de celle qui habitait mes arrière-grands-parents qui ont abimés leur vies dans les mines à et l’usine et je n’ai pas envie de les trahir en regardant ailleurs sous prétexte que je n’y crois plus !
Eux n’avaient pas le loisir d’y croire ou pas…

Et puis ne plus croire en personne, c’est aussi ne plus croire en nous, en notre capacité à réagir.